Event Horizon
Event Horizon
2024 | 9'30 | France, Allemagne
« L’Horizon des événements » relate le message exprimé par des êtres du futur à une civilisation fictive. Leurs voix évoquent une civilisation disparue, dont nous observons les traces, mais qui, étrangement, loin d’être fictive, s’avère être la nôtre. Du moins, les idées d’un futur fantasmé que nous aimons imaginer. Un futur que nous projetons pour notre propre civilisation. Le film évoque cette civilisation, portant les traces d’éléments qui constituent aujourd’hui notre contemporanéité : l’International Bremen Core Repository, où sont conservées des carottes géologiques provenant du monde entier, nous permettant de modéliser l’avenir de notre planète ; L’Observatoire de Haute-Provence (OHP), où les premières exoplanètes ont été découvertes — des planètes qui pourraient nous permettre de découvrir la vie ailleurs ; des champs d’éoliennes — ces technologies censées remédier à nos problèmes énergétiques, mais qui incarnent déjà, à travers les difficultés liées à leur recyclage et leur production d’électricité insuffisante, une forme de futur fantasmé déjà en train de s’éroder.
Cette civilisation est troublante, car elle nous renvoie à nos propres fantasmes, contredits par notre réalité actuelle. Le film développe ainsi l’idée de l’observateur observé, de nous-mêmes qui regardons et sommes à notre tour regardés…
“Event Horizon” recounts the message sent by beings from the future to a fictitious civilization. Their voices speak of a vanished civilization whose traces we are looking at, but which strangely enough, far from being fictional, turns out to be our own. At least, the ideas of a fantasized future that we like to imagine. That we project for our own civilization. The film evokes this civilization, bearing the traces of elements that make up our contemporaneity today: the International Bremen Core Repository, where cores from all over the world are stored, enabling us to model the future of our planet; the Haute-Provence Observatory (OHP), where the first exoplanets were discovered – planets that could enable us to discover life elsewhere; fields of wind turbines – those technologies supposed to remedy our energy problems, but which already embody, through their difficult recycling and insufficient electricity production, a form of fantasized future that is already being eroded.
This civilization is disturbing because it reminds us of our own fantasies, contradicted by our current reality. The film traces this idea of the observer being observed, of us watching and being watched in turn…




Shanna Warocquier (née en 1998) est une artiste vivant et travaillant à Paris. Elle a étudié la photographie et la vidéo à l’École supérieure nationale des arts décoratifs de Paris (ENSAD) et a été étudiante d’échange à l’Université Aalto d’Helsinki (Finlande), au sein du programme de master en photographie. Ses sujets explorent le reflet de l’organicité humaine dans le paysage naturel, ainsi que les interactions psychologiques entre ces deux entités. Son travail combine photographie, sculpture, vidéo et installation. Si son premier geste repose sur des images bidimensionnelles qu’elle recherche constamment à travers ses travaux photographiques, elle utilise ensuite différents matériaux et explore le volume de ses images. Elle donne vie à ces images révélées par les matériaux employés. Ses images ont été publiées dans des revues telles que Neptune, Cahier des lucioles (numéro « Absorber les fantômes ») et Homeworks. Ses installations ont été exposées à la galerie 35/37 et à la galerie Artistik Rezo à Paris, à la galerie 6B à Saint-Denis, à la galerie Le Larvoratoire à Douarnenez et aux galeries Konelaboratorio, Kalleria et Väre à Helsinki. Elle a également participé à des résidences artistiques en Ardèche (« Au silence du monde ») et à Dörgisce (« Magyar Tenger »), entre autres, afin de développer son travail. En 2024, elle a reçu le Prix Dauphine d’art contemporain et la bourse de production « Cultures numériques – Banque des Territoires, Groupe Caisse des dépôts » » pour son projet de fin d’études intitulé « Event Horizon ».
Shanna Warocquier (born 1998) is an artist living and working in Paris. She studied photography and video at the Superior National School of the Decorative Arts of Paris (Ensad) and has been to Aalto University, school of Architecture, Arts and Design in Helsinki (Finland) as an exchange student in the Master of Photography program. Her subjects explore the reflection of human organicity in the natural landscape, as well as the psychological effects between these entities. Her work combines photography, sculpture, video and installation. If her first gesture is based on two-dimensional images that she’s always looking for through her photographic research, she uses different materials and finds the extension of her images in volume. She gives life to these images which are revealed by the materials used. Her images have been published in magazines like Neptune journal, Cahier des lucioles, « Absorber les fantômes » issue and Homeworks journal. Her installations have been exhibited at 35/37 gallery and Artistik Rezo gallery in Paris (France), at the 6B gallery in Saint-Denis (France), Le Larvoratoire gallery in Douarnenez (France) and Konelaboratorio, Kalleria and Väre galleries in Helsinki (Finland)… She has done residencies in Ardèche, France, « Au silence du monde » and in Dörgisce, Hungary, « Magyar Tenger » among other artists to pursue her work. In 2024, she’s selected as The Contemporary Art Dauphine Prize Laureate and wins the « Production Grant of Digital Cultures – Bank of Territories, Caisse des dépôts Group » for her graduation project « Event Horizon ».