Floater
Floater
2025 | 3'07 | Vietnam
Floater traverse la frontière floue entre la vision et la perception, la machine et le soi. Utilisant la métaphore des « floaters » – ces minuscules particules qui dérivent dans le vitré de l’œil –, le film établit un parallèle conceptuel avec les architectures imperceptibles de la vie numérique. Les réseaux sociaux, les algorithmes d’IA et les infrastructures technologiques – autrefois des innovations visibles – ont reculé dans une nouvelle forme d’opacité, guidant discrètement la perception depuis l’arrière-plan. Guidé par la relation entre les technologies opaques et transparentes, Floater visualise la manière dont les systèmes numériques reflètent les angles morts de l’œil humain. Le film superpose des images anatomiques de l’œil à des fragments d’interfaces neuronales et à des données réseau abstraites, soulevant la question de ce que nous voyons et, plus important encore, de ce qui reste caché sous la surface. Floater révèle que les mécanismes les plus puissants de la technologie sont ceux que nous ne voyons plus, non pas parce qu’ils sont invisibles, mais parce qu’ils ont été intériorisés.
Floater traverses the blurred boundary between vision and perception, machine and self. Using the metaphor of “floaters”—tiny particles that drift in the vitreous of the eye—the film draws a conceptual parallel with the imperceptible architectures of digital life. Social media, AI algorithms, and technological infrastructures—once visible innovations—have receded into a new form of opacity, quietly guiding perception from the background. Guided by the relationship between opaque and transparent technologies, Floater visualizes how digital systems mirror the blind spots of the human eye. The film overlays anatomical images of the eye with fragments of neural interfaces and abstract network data, raising the question of what we see and, more importantly, what remains hidden beneath the surface. Floater reveals that the most powerful mechanisms of technology are those we no longer see, not because they are invisible, but because they have been internalized.