Displaced in Time میان مرزهای تصویر
Displaced in Time میان مرزهای تصویر
2025 | 25' | Allemagne
« Déplacés dans le temps » retrace l’histoire d’une famille iranienne dispersée à travers les décennies et les continents, où le foyer devient un souvenir lointain mais tangible, fragmenté en images. Des séquences Hi8 d’une enfance au Japon, des rituels de Norouz partagés sur des écrans et des rêves de pièces disparues composent une mosaïque intime de la vie diasporique. Au cœur du film résonne la voix de la mère de la réalisatrice, dont le chant – interdit en Iran – apparaît comme un acte de résistance. Il traverse le film tel un écho, reliant passé et présent, visible et invisible. Ce film-essai invite à réfléchir sur la manière dont le déracinement façonne non seulement notre lieu de vie, mais aussi notre rapport au temps lui-même – où la rencontre véritable ne peut se faire qu’au sein des frontières fragiles d’une image.
« Displaced in Time » traces the story of an Iranian family scattered across decades and continents, where home becomes a distant yet tangible memory in fragments. Hi8 footage of a childhood in Japan, Nowruz rituals shared across screens, and dreams of rooms that no longer exist form an intimate mosaic of diasporic life. At the heart of the film is the voice of the filmmaker’s mother, whose singing—outlawed in Iran—emerges as an act of resistance. It threads through the film like an echo, binding past to present, the visible to the unseen. This essay film ultimately reflects on how displacement shapes not only where we live, but also how we inhabit time itself—where we can only truly meet within the fragile borders of an image.




Pariya Bakhshi (iel), né(e) en 1997 à Hiroshima, est un(e) cinéaste et artiste ayant grandi en Iran. Iel a étudié le design à Téhéran et, depuis 2019, le cinéma à l’Académie des arts médiatiques de Cologne, naviguant entre fiction, expérimental et documentaire. Son travail s’articule autour de la mémoire, de la liberté et de l’exil – thèmes centraux explorés dans le film-essai Displaced in Time (2025). Dans ses films de fiction, iel explore l’expression corporelle au sein d’univers surréalistes et magiques, au-delà du langage, souvent en collaboration avec des danseurs/danseuses. Cette approche a donné naissance à des œuvres telles que Katzenbellen (avec Nils Ramme, 2025), Velodrome (avec Blanca Barbat, 2023) et Anamorphosis (avec Sina Aghazadeh, 2018), qui acquièrent une dimension politique en questionnant et en transgressant les normes sociales et les frontières du médium cinématographique.
Pariya Bakhshi (they/she), born in 1997 in Hiroshima, is a filmmaker and artist who grew up in Iran. They studied Design in Tehran and, since 2019, Film at the Academy of Media Arts Cologne, moving between fiction, experimental, and documentary forms. Their work revolves around memory, freedom, and exile—central themes examined in the essay film Displaced in Time (2025). In their fiction films, they explore bodily expression within surreal, magical-realist worlds beyond language, often in collaboration with dancers. This approach has led to works such as Katzenbellen (with Nils Ramme, 2025), Velodrome (with Blanca Barbat, 2023), and Anamorphosis (with Sina Aghazadeh, 2018), which become political by questioning and breaking societal norms and the boundaries of the filmic medium.