Deuxième Partie
Deuxième Partie
2010 | 4'08 | Algérie
« Deuxième partie » est une installation vidéo qui se compose de trois écrans télé à tube cathodique. Dans cette œuvre je propose ma perception de l’histoire de mon pays telle qu’on nous l’a enseignée. Les trois écrans représentent trois grandes périodes de l’histoire de l’Algérie (précoloniale, coloniale et postcoloniale) ; seul le deuxième écran, dont le titre « Deuxième partie » s’inspire, comporte des images animées extraites d’archives de la période coloniale et de la guerre de libération, alors que le premier et le troisième écrans, sensés représenter les autres périodes n’affichent que la mire ; il s’agit d’une approche critique du discours et de l’écriture officielle de l’histoire qui cultivent et imposent une vision partisane et édulcorée de l’histoire de l’Algérie en la réduisant à la seule période coloniale.
Deuxième Partie (Part Two) is a video installation composed of three CRT screens. In this work, i propose my perception of my country’s history as it was taught to us. The three screens represent three eras of Algerian history (pre-colonial, colonial and post-colonial); Only the second screen (hence the title) shows images from colonial archives and the Liberation war, whereas the first and third screens, supposed to show the other periods, display only static noise; It is a critical approach of the official discourse and writing of history, thatcultivates an ideological and watered down view of our history, reduced to its colonial era.

Oussama Tabti nous propose sa vision du monde à travers son travail, celui d’un jeune homme né à Alger en 1988, critique de la géopolitique hermétique _ composée de frontières et de cultures impraticables qui se rapprochent d’elles-mêmes. Oussama Tabti propose également une analyse du système éducatif dans lequel il a grandi, de l’absurdité et de la mauvaise gestion que l’on rencontre dans toutes les régions du pays. Il dénonce, à sa manière, la difficulté du mouvement dans un monde globalisé mais suspect, effrayé par l’étranger et ayant peur de la différence. La question que nous pose l’artiste est la suivante: le regard change-t-il lorsque le lieu change? Pour Oussama Tabti, le verdict est clair: il dit «ntouma», (la forme plurielle de vous en anglais), puis se termine par «la Roma*»! Partout où l’on vit, quoi que l’on fasse, le monde reste fermé et les préjugés restent opérationnels. L’insouciance volontaire des masses, si elle est présentée sous d’autres formes, est plus présente que jamais. Toujours indécents, les maux du monde se révèlent à nous et nous attrapent, où que nous allions. L’artiste jette un regard engagé qui confirme la position de Frantz Fanon, qui s’est confié: « La densité de l’histoire ne détermine aucune de mes actions. Je suis ma propre fondation. Et c’est en dépassant l’historique, l’instrumental, que je vous présente le cours de ma liberté » Oussama Tabti nous prouve que pour lui, le cours a commencé !
Oussama Tabti offers us his vision of the world through his work, that of a young man born in Algiers in 1988, who is critical of hermetic geopolitics _ made up of impassable borders and cultures that close in on themselves. Oussama Tabti also proposes an analysis of the educational system in which he grew up, of the absurdity and mismanagement that encountered in every part of the country. He denounces, in his own way, the difficulty of movement in a globalised yet suspicious world, one frightened by the foreigner and afraid of difference. The question the artist asks us is this: does the gaze change when the place changes? For Oussama Tabti, the verdict is clear: he says “ntouma”, (the plural form of you in English), then concludes with “la Roma*”! Wherever one lives, whatever one does, the world remains closed and prejudices remain operative. The willed mindlessness of the masses, if presented in other forms, is more present than ever. Always indecent, the evils of the world reveal themselves to us and catch us, wherever we go. The artist casts an engaged gaze that confirms the position of Frantz Fanon, who confided: ” The density of history determines none of my actions. I am my own foundation. And it is by going beyond the historical, the instrumental, that I introduce the course of my freedom” Oussama Tabti proves to us that for him, the course has begun!