Awicha
Awicha
2023 | 4'12 | Bolivie
« Awicha » signifie grand-père, grand-mère ou figure ancestrale. Ce mot est étroitement lié à « Achachila » en langue aymara, qui désigne les montagnes comme des êtres sacrés. La vidéo « Awicha » est un recueil d’histoires familiales, de souvenirs et de métaphores sur la vie, la mort, les adieux et la relation migratoire entre deux continents. Ce film éphémère nous emmène en voyage à la découverte des sentiments qui naissent du manque de sa terre natale et du lien profond avec les paysages environnants.
« Awicha » means grandfather, grandmother or ancestral figure. This word is closely related to « Achachila » in the Aymara language, which refers to mountains as sacred beings. The video « Awicha » is a collection of family stories, memories, and metaphors about life, death, farewells, and the migratory relationship of living between two continents. This ephemeral film takes us on a journey to explore the feelings that arise when missing one’s own land and the profound connection to the surrounding landscapes.
Belen Resnikowski : J’ai toujours cherché ce lieu qu’on appelle « chez moi », jusqu’à ce que je réalise que j’étais un pont, suspendu entre nulle part et partout. Ma pratique artistique explore les souvenirs et les relations personnelles, et réfléchit à ma propre expérience migratoire. Je travaille avec la vidéo, la sculpture et le collage, des médiums qui me permettent de créer des images éphémères et oniriques qui évoluent dans des espaces liminaires entre le conscient et l’inconscient. Des couches de vulnérabilité et de résilience se déploient, laissant place aux seuils intimes entre la vie et la perte. Je cherche à développer une empathie avec le spectateur à partir d’un lieu de connexion. Ma pratique médite sur le corps comme un état constant de transformation, proposant que l’appartenance n’est pas un lieu physique, mais un devenir continu.
Belen Resnikowski : I was always searching for that place called home—until I realized that I was a bridge, suspended between nowhere and everywhere. My artistic practice explores memories, and personal relationships, and reflects on my own migratory experience. I work with video, sculpture, and collage, mediums allowing me to create ephemeral and dreamlike imagery that exists in liminal spaces between the conscious and subconscious mind. Layers of vulnerability and resilience unfold, holding space for the intimate thresholds between life and loss. I seek to build empathy with the viewers from a place of connection. My practice meditates on the body as a constant state of transformation, proposing that belonging is not a physical place but a continuous becoming.