{"id":3581,"date":"2018-10-01T10:57:55","date_gmt":"2018-10-01T09:57:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/?p=3581"},"modified":"2018-10-30T00:37:44","modified_gmt":"2018-10-29T23:37:44","slug":"le-festival-les-expositions-a-marseille-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/2018\/10\/le-festival-les-expositions-a-marseille-2\/","title":{"rendered":"Le festival : les expositions \u00e0 Marseille"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">AAJT<\/span>, 3 rue Palestro 3e<br \/>\ndu 7 au 30 Novembre \u2013 Ouverture 14h\/19h, Lundi au Vendredi.<br \/>\nVernissage Mercredi 7 (17h30 \u00e0 19h)<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0Pour une po\u00e9tique du divers\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Une programmation qui nous invite \u00e0 penser les territoires et fronti\u00e8res mentales qui d\u00e9fient depuis toujours les humains. A commencer par nous m\u00e9fier de l\u2019intol\u00e9rance et des dangers de toute pens\u00e9e unificatrice et totalitaire qui nie que l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9 n\u2019est qu\u2019un long et lent processus d\u2019emm\u00ealements et d\u2019entrecroisements de racines g\u00e9n\u00e9alogiques, g\u00e9ographiques, culturelles et linguistiques.<\/p>\n<p><strong><em>No human is legal<\/em> (1\u201925 \u2013 2017) \/ Hamza KIRBAS (Turquie)<\/strong><br \/>\nDans son ouvrage Simulacres et simulation, le philosophe et sociologue Jean Baudrillard reprend une fable de Borges, o\u00f9 des cartographes de l\u2019Empire ont dress\u00e9 une carte si d\u00e9taill\u00e9e du territoire qu\u2019elle a fini par le recouvrir enti\u00e8rement. A ce propos, Baudrillard dit\u00a0: \u00ab\u00a0Le territoire ne pr\u00e9c\u00e8de plus la carte ni le lui survit. C\u2019est d\u00e9sormais la carte qui pr\u00e9c\u00e8de le territoire\u00a0\u00bb. Selon lui, l\u2019acte de simuler finit donc par avoir un impact direct sur notre r\u00e9alit\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0La simulation remet en cause la diff\u00e9rence du vrai et du faux, du r\u00e9el et de l\u2019imaginaire\u00a0\u00bb. Ceci, transpos\u00e9 \u00e0 la situation des migrants en 2018, soul\u00e8ve des enjeux et des rapports int\u00e9ressants\u00a0:\u00ab\u00a0\u00a0Le simulacre n\u2019est jamais ce qui cache la v\u00e9rit\u00e9- c\u2019est la v\u00e9rit\u00e9 qui cache qu\u2019il n\u2019y en a pas. Le simulacre est vrai\u00a0\u00bb.<br \/>\nL\u2019artiste, dans ce diptyque vid\u00e9o, s\u2019attelle \u00e0 mettre en regard l\u2019insensibilit\u00e9 de notre soci\u00e9t\u00e9 face au sort des migrants et des r\u00e9fugi\u00e9s. Nous vivons dans un monde o\u00f9 l\u2019abstraction prend le dessus sur la r\u00e9alit\u00e9\u00a0: la terre est l\u00e0, mais sur le papier l\u2019espace n\u2019est pas assez grand pour les autres, les fronti\u00e8res fictives et figur\u00e9es prennent le pas sur notre r\u00e9alit\u00e9. Cette limite, l\u2019artiste la transcrit \u00e0 l\u2019aide de ses deux \u00e9crans\u00a0: le premier cadre est celui des personnes l\u00e9gales, et le deuxi\u00e8me celui des personnes ill\u00e9gales, et il n\u2019y a pas de rencontre possible entre les deux.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">SARA<\/span>,\u00a054a rue de Crim\u00e9e 3e<br \/>\ndu 8 au 30 Novembre<br \/>\nOuverture 14h\/19h, Lundi, Jeudi et Vendredi.<br \/>\nVernissage Jeudi 8 (16h \u00e0 17h)<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0L\u2019art vid\u00e9o et la po\u00e9sie font bon m\u00e9nage\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Une soci\u00e9t\u00e9 qui valorise plus l\u2019avoir que l\u2019\u00eatre attribue \u00e0 certains de ses membres une identit\u00e9 n\u00e9gative, ce sont des \u00ab\u00a0sans\u00a0\u00bb abris, papiers, emplois\u2026 La po\u00e9sie est un contre-poison quand elle se donne pour mission que d\u2019injecter dans le corps social les mots et les musiques de la dignit\u00e9 humaine. Elle oppose \u00e0 la langue de bois de la bureaucratie, la parole des brindilles des \u00eatres sensibles. Les deux \u0153uvres pr\u00e9sent\u00e9es ici sont des hymnes \u00e0 la sensibilit\u00e9.<\/p>\n<p><strong><em>Sans toi(t)<\/em> (10\u201911 \u2013 2016) \/ Franck ODDOZ-MAZET (France)<\/strong><br \/>\nPortraits de sans-abris tir\u00e9s de l&rsquo;ouvrage \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00eatre ange monde\u00a0\u00bb de Tolten.<\/p>\n<p><strong><em>I choose not to<\/em> (2\u2019 &#8211; 2017) \/ Jola Kudela aka YOLA (Pologne \u2013 GB)<\/strong><br \/>\nCe film de 2min parle de notre rapport au mouvement de l\u2019histoire en cours, aux bouleversements politiques, aux crises contemporaines, et de notre difficult\u00e9 en qualit\u00e9 d\u2019humain \u00e0 affronter la duret\u00e9 de ces r\u00e9alit\u00e9s. Il \u00e9voque la limite de nos choix ou non-choix individuels. Les\u00a0questions : O\u00f9 porter le regard ? \/ comment r\u00e9agir\u00a0? Aucune r\u00e9ponse n\u2019est simple, toutes les postures sont possibles.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3642\" aria-describedby=\"caption-attachment-3642\" style=\"width: 548px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3642 \" src=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/i-choose-not-to-1024x611.jpg\" alt=\"\" width=\"548\" height=\"327\" srcset=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/i-choose-not-to-1024x611.jpg 1024w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/i-choose-not-to-300x179.jpg 300w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/i-choose-not-to-768x458.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 548px) 100vw, 548px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3642\" class=\"wp-caption-text\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0I choose not to<\/em> (2\u2019 &#8211; 2017) \/ Jola Kudela aka YOLA (Pologne \u2013 GB)<\/figcaption><\/figure>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">ADPEI<\/span>, 18 boulevard Flammarion 1er<br \/>\ndu 8 au 30 Novembre &#8211;\u00a0Ouverture 14h\/17h, Lundi, Mercredi et Vendredi.<br \/>\nVernissage Jeudi 8 (17h30)<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0Le m\u00e9tier de vivre\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Il y a 50 ans (1968), pr\u00e8s de 10 millions de personnes se sont mises en gr\u00e8ve sur l\u2019ensemble du territoire fran\u00e7ais. Ces femmes et ces hommes ne souhaitaient pas seulement de meilleurs salaires ou de nouveaux droits syndicaux. Ils voulaient vivre autrement. Ils ne voulaient plus que le travail ab\u00eeme les corps et vole leur temps. Ils voulaient \u00eatre trait\u00e9 dignement.<br \/>\nNous proposons, apr\u00e8s avoir regard\u00e9 quelques vid\u00e9o d\u2019artistes, d\u2019imaginer ensemble ce que pourrait \u00eatre un travail \u00e9panouissant, respectueux des capacit\u00e9s et des d\u00e9sirs de chacun\u2026 Bref, d\u2019imaginer un futur, sachant que les utopies d\u2019hier finissent toujours par \u00eatre les r\u00e9alit\u00e9s de demain. Ainsi, nous pourrions tous avoir un seul travail que nous appellerions le \u00ab\u00a0m\u00e9tier de vivre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong><em>La limite \u00e9lastique<\/em> (14\u2019 &#8211; 2017) \/ Pasty (France)<\/strong><br \/>\nDans cette \u0153uvre, l&rsquo;artiste s&rsquo;inspire de son p\u00e8re ouvrier, qui lui sert alors d\u2019interpr\u00e8te et de mod\u00e8le de la figure ouvri\u00e8re dans une p\u00e9riode de l\u2019entre-deux industriel, entre la banalisation de la robotisation et le maintien du travail \u00e0 la cha\u00eene. Quelle sera la place des corps humains dans l\u2019industrie de demain ? Le corps soumis \u00e0 un travail r\u00e9p\u00e9titif peut lui aussi, tout comme un mat\u00e9riau, atteindre sa limite, casser et ne pas retrouver sa forme initiale.<br \/>\nCe projet est une mise en relation des notions d\u2019optimisation, de rendement, de fatigue et de devenir du corps, gardant une position hybride entre la fascination de la technique et la sensibilit\u00e9 pour la cause ouvri\u00e8re. Des dialogues partag\u00e9s se confrontent\u00a0: celui d&rsquo;un directeur technique, d&rsquo;un commercial d\u2019une entreprise de robotique, et d&rsquo;un concepteur d&rsquo;exosquelettes de robots. S&rsquo;ajoute \u00e0 cela des images prises dans une \u00e9cole d\u2019orthop\u00e9die. L&rsquo;artiste ayant lui-m\u00eame port\u00e9 un corset pendant des ann\u00e9es, comprend alors la contrainte physique que peuvent ressentir les ouvriers \u00e9quip\u00e9s d\u2019exosquelettes\u00a0: \u00e0 la fois une certaine r\u00e9signation, mais aussi un sentiment de vuln\u00e9rabilit\u00e9 du corps face \u00e0 la cadence des gestes r\u00e9p\u00e9titifs.<\/p>\n<p><strong><em>Night Clerk<\/em> (1\u201935 \u2013 2017) \/ Damon Mohl (USA)<\/strong><br \/>\nUne chanson pour un concierge de nuit.<\/p>\n<p><strong><em>L\u00b4Usine<\/em> (3\u201944 \u2013 2017) \/ Isabel P\u00e9rez del Pulgar (Espagne \u2013 France)<\/strong><br \/>\nLa variation des horaires et des quarts de travail en semaines altern\u00e9es entra\u00eene une modification de la perception du temps, des horaires de repas et du sommeil. L&rsquo;\u00e9clairage \u00e9lectrique permanent dans les espaces de travail est \u00e9galement une source de confusion en ce qui concerne les horaires et la lumi\u00e8re du soleil. Le bruit constant tout au long de la journ\u00e9e, le manque de communication, les mouvements r\u00e9p\u00e9titifs, le rythme des tapis roulants, le petit espace de mobilit\u00e9, les postures forc\u00e9es, les exigences de vitesse dans l&rsquo;ex\u00e9cution de la t\u00e2che, les blessures aux mains suite \u00e0 la pression et \u00e0 la manipulation des couteaux&#8230;. tout cela provoque un \u00e9tat de stress et d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9 forte.<br \/>\nR\u00e9ussir \u00e0 encha\u00eener les jours, dans une sorte de ligne continue divis\u00e9e par des fins de semaine invisibles, n&rsquo;est possible que par le biais d&rsquo;une sorte de d\u00e9tachement du \u00ab\u00a0Moi\u00a0\u00bb au sein d&rsquo;un ab\u00eeme intemporel, dans lequel se cr\u00e9e une danse, une chor\u00e9graphie de femmes automates. La vie devient une boucle ali\u00e9nante.<br \/>\nLe rythme et l&rsquo;ex\u00e9cution du film ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us comme la projection d&rsquo;un film, avec l&rsquo;id\u00e9e de cr\u00e9er la perception d&rsquo;une boucle sans fin. Les changements lumineux et chromatiques diff\u00e9rencient l&rsquo;espace ext\u00e9rieur et l&rsquo;espace int\u00e9rieur de l&rsquo;usine, ainsi que l&rsquo;usage d&rsquo;extraits tir\u00e9s du cin\u00e9ma muet. Pour la r\u00e9alisation du projet, l\u2019artiste a utilis\u00e9 des images et des sons provenant du domaine public.<\/p>\n<p><strong><em>Le temps est hors de ses gonds<\/em> (7\u201909 \u2013 2018)\/ Bernard Obadia (France)<\/strong><br \/>\nDes corps, des gens, des \u00ab\u00a0anonymes\u00a0\u00bb comme on dit, et puis le monde aujourd&rsquo;hui.<br \/>\nLE MONDE AUJOURD&rsquo;HUI. Images accompagn\u00e9es d\u2019un po\u00e8me de Jean-Pierre Ostende.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">Friche\u00a0la\u00a0Belle\u00a0de Mai<\/span>, 41 rue Jobin 3e<br \/>\ndu 9 Novembre au 2 D\u00e9cembre.<br \/>\nVernissage Vendredi 9 (18h) et Performance (20h)<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0HUMAINS DE TOUS LES PAYS, CARESSEZ-VOUS\u00a0!<br \/>\nSous les pav\u00e9s (des \u0153uvres vid\u00e9o) la rage d\u2019aimer la vie\u00a0!\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Et si nous perdions l\u2019habitude de penser une exposition artistique comme un passe-temps culturel ou un espace o\u00f9 prenant pour pr\u00e9texte de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019art, on y vient surtout pour se faire voir et faire son march\u00e9 de relations int\u00e9ress\u00e9es. Imaginons qu\u2019un nouveau Mai 68 soit pass\u00e9 par l\u00e0 et qu\u2019une tornade po\u00e9tique nous ait m\u00e9tamorphos\u00e9s. Nous ne sommes plus des consommateurs. Et l\u00e0, quelle surprise\u00a0: les installations vid\u00e9o deviennent des barricades \u00e9rig\u00e9es contre les assauts de la b\u00eatise humaine, sectaire, identitaire. Soudain, nous devenons des errants prenant le risque d\u2019\u00eatre bouscul\u00e9s, \u00e9mus, questionn\u00e9s.<br \/>\nCette exposition est agenc\u00e9e sur deux espaces. Celui du bas (Salle des Machines) rassemble des \u0153uvres o\u00f9 le corps est absent. Signe des temps. L\u2019\u00e8re de la d\u00e9mat\u00e9rialisation. Celui d\u2019en haut (R3), observe les corps dans tous leurs \u00e9tats.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">Salle des Machines<\/span> \u2013 Ouverture 11h\/18h Lundi, 11h\/19h Mardi au Samedi, 12h30\/19h Dimanche<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0Le corps \u00e0 perte de vue\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>L\u2019absence de toute pr\u00e9sence humaine dans un espace signifie-t-elle qu\u2019il est vide, d\u00e9sertique\u00a0? Cela sous-entendrait que l\u2019humain vit dans un d\u00e9cor, un environnement dont il serait distinct. Or, depuis que nous avons pris conscience que l\u2019Homme n\u2019est pas plus au centre de la plan\u00e8te que la Terre dans l\u2019Univers, qu\u2019il fait corps avec l\u2019\u00e9co-syst\u00e8me au m\u00eame titre que la flore, la faune, l\u2019air, l\u2019eau et la terre, il n\u2019est plus possible de consid\u00e9rer son absence comme un manque. Il est l\u00e0 sous son aspect invisible. Il existe \u00e0 perte de vue.<\/p>\n<p><strong><em>PSL l\u2019\u00eele bricol\u00e9e<\/em> (28\u2019 loop \u2013 2018) \/ Fran\u00e7ois Lejault (France)<\/strong><br \/>\nRencontre avec un pays aux rivages si mobiles que son histoire s\u2019invente et se raconte au fil des marches; un forage de couches s\u00e9dimentaires d\u2019identit\u00e9s reconstruites, qui suivent les d\u00e9p\u00f4ts successifs des Rh\u00f4nes.<br \/>\nUne exploration des affleurements, des paysages mobiles, des singularit\u00e9s, battus par les vents d\u2019hiver, illumin\u00e9s par les mirages d\u2019\u00e9t\u00e9.<br \/>\nPSL l\u2019\u00eele bricol\u00e9e est une enqu\u00eate po\u00e9tique sur les formes d\u2019adaptation des hommes \u00e0 des environnements mobiles, impr\u00e9visibles, et parfois hostiles.\u00a0Une approche de l\u2019histoire \u00e0 travers les paysages et les corps que les profondes mutations \u00e9conomiques, \u00e9cologiques ont transform\u00e9.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3586\" aria-describedby=\"caption-attachment-3586\" style=\"width: 1877px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-3586\" src=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/22PSL-l\u2019\u00eele-Bricol\u00e9e22-Fran\u00e7ois-Lejault.jpeg\" alt=\"\" width=\"1877\" height=\"347\" srcset=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/22PSL-l\u2019\u00eele-Bricol\u00e9e22-Fran\u00e7ois-Lejault.jpeg 1877w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/22PSL-l\u2019\u00eele-Bricol\u00e9e22-Fran\u00e7ois-Lejault-300x55.jpeg 300w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/22PSL-l\u2019\u00eele-Bricol\u00e9e22-Fran\u00e7ois-Lejault-768x142.jpeg 768w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/22PSL-l\u2019\u00eele-Bricol\u00e9e22-Fran\u00e7ois-Lejault-1024x189.jpeg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1877px) 100vw, 1877px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3586\" class=\"wp-caption-text\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 PSL l&rsquo;\u00eele bricol\u00e9e<\/em> (28\u2019 loop \u2013 2018) \/ Fran\u00e7ois Lejault (France)<\/figcaption><\/figure>\n<p><em><strong>Untitled Painting #12<\/strong><\/em> (from the serie \u00ab\u00a0Paintings of Ecolonia\u00a0\u00bb) (3\u201908 \u2013 2018) \/ Carolina Jonsson (Su\u00e8de)<br \/>\nDans son \u0153uvre, l\u2019artiste explore les lien entre l&rsquo;homme et les autres, les humains et la nature, le naturel et l&rsquo;artificiel. Ici, une exp\u00e9rience physique et mentale est propos\u00e9e au spectateur \u00e0 travers la repr\u00e9sentation d\u2019une forme humaine int\u00e9gr\u00e9e \u00e0 un paysage en chantier \u00e0 la fois beau et inqui\u00e9tant, familier et \u00e9tranger, d\u00e9concertant.\u00a0Sommes-nous en face \u00e0 face avec un paysage d\u00e9t\u00e9rior\u00e9 par les hommes, ou plut\u00f4t dans une vision futuriste de notre monde en plein changement\u00a0?<br \/>\nCe projet s\u2019inscrit dans la volont\u00e9 de l\u2019artiste de d\u00e9velopper un nouveau langage, un autre moyen de d\u00e9crire la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle nous appartenons, afin de pouvoir mettre en lumi\u00e8re quelque chose de l\u2019ordre du dissimul\u00e9, et de l\u2019inavou\u00e9.\u00a0\u00ab\u00a0Ecolonia est mon langage, ma fa\u00e7on de d\u00e9crire la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 laquelle nous appartenons. L\u2019objectif est de d\u00e9tecter ce qui est cach\u00e9, de m\u2019ouvrir \u00e0 l\u2019inconnu. Ecolonia pose des questions existentielles profondes. L\u2019\u0153uvre r\u00e9sulte d\u2019une exp\u00e9rience de la beaut\u00e9, de l\u2019intensit\u00e9 et du myst\u00e8re, \u00e0 la fronti\u00e8re de la r\u00e9alit\u00e9 et de la fiction.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><strong><em>Travers\u00e9e<\/em> (4\u201925 boucle \u2013 2017) \/ Jeannie Brie (France)<\/strong><br \/>\nUn terrain calme de campagne, une carte postale vid\u00e9o. Lentement un mur se construit et obstrue le paysage. Ne restent que les souvenirs de l&rsquo;autre cot\u00e9. Les nuages continuent leur chemin.<\/p>\n<p><strong><em>Transitions<\/em> (12\u201948 \u2013 2017) \/ Aur\u00e8le Ferrier (Suisse)<\/strong><br \/>\nUn voyage qui conduit d&rsquo;une vacuit\u00e9 civilis\u00e9e du d\u00e9sert \u00e0 une densit\u00e9 urbaine, capitaliste et h\u00e9doniste, qui prend une expression \u00e9trange dans le cas de Las Vegas. Ce film est une r\u00e9flexion du vide, centr\u00e9 sur l&rsquo;artifice, l&rsquo;espace construit et con\u00e7u par l&rsquo;homme.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">Tour 3e \u00e9tage<\/span> \u2013 Ouverture 14h\/19h Mercredi au Vendredi, 13h\/19h Samedi et Dimanche<\/h2>\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a de p\u00e9ril absolu que pour qui s\u2019abandonne\u00a0\u00bb<\/h3>\n<p>Dans quel \u00e9tat sont les corps des \u00eatres humains en ces temps o\u00f9 une partie de l\u2019humanit\u00e9 tol\u00e8re que ses semblables venus d\u2019ailleurs soient rejet\u00e9s, parqu\u00e9s, abandonn\u00e9s aux flots, ind\u00e9sir\u00e9s\u2026\u00a0?<br \/>\n\u00ab\u00a0O\u00f9 que tu regardes dans les rues \/ ou les avenues de l\u2019Occident, \/ ils cheminent\u00a0: cette processions sacr\u00e9e \/ nous regarde et nous traverse. \/ Maintenant silence. \/ Que tout s\u2019arr\u00eate. \/ Ils passent.\u00a0\u00bb Niki Giannari, Maria Kourkouta (Des spectres hantent l\u2019Europe).<br \/>\nNous ne pouvons plus regarder les corps qui gravitent autour de nous comme si de rien \u00e9tait. Cette exposition est une invitation \u00e0 trouver une posture, \u00e0 nous d\u00e9placer pour trouver un point de vue qui ne nous aveugle pas. Et prendre position.<\/p>\n<p><strong><em>Interceptor<\/em> (4\u201932 \u2013 2018) \/ Risto-Pekka Blom (Finlande)<\/strong><br \/>\nEn 1989, un anonyme seul interceptait une file de voitures blind\u00e9es appartenant \u00e0 des troupes de soldats, au Tiananmen Square \u00e0 Beijiing en Chine. La veille, une manifestation issue du mouvement \u00e9tudiant avait \u00e9t\u00e9 violemment r\u00e9prim\u00e9e par l\u2019arm\u00e9e. Dans les d\u00e9mocraties, l\u2019usage de la force et de la brutalit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 progressivement remplac\u00e9e par une violence de type institutionnelle\u00a0; o\u00f9 le pouvoir est entre les mains d\u2019une \u00e9lite \u00e9conomique poursuivant uniquement ses propres int\u00e9r\u00eats. La raison d\u2019\u00eatre et le but du syst\u00e8me politique gouvernemental est donc de maintenir au pouvoir ces m\u00eames puissantes organisations. Avec Intercerptor, l&rsquo;artiste transpose de mani\u00e8re po\u00e9tique et universelle cet \u00e9v\u00e9nement symbolique.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3618\" aria-describedby=\"caption-attachment-3618\" style=\"width: 542px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3618\" src=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/W_C4655_L.jpg\" alt=\"\" width=\"542\" height=\"286\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3618\" class=\"wp-caption-text\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Interceptor<\/em> (4\u201932 \u2013 2018) \/ Risto-Pekka Blom (Finlande)<\/figcaption><\/figure>\n<p><b><\/b><br \/>\n<strong><em>Ode to decrepitude<\/em> (3&rsquo;53 &#8211; 2017) \/ Clemence BTD Barret (France \/ Maroc)<\/strong><br \/>\nComme \u00e9crivait Simone de Beauvoir \u00ab Vivre c\u2019est vieillir. Rien de plus \u00bb. Cependant, la tyrannie du jeunisme et sa religion \u00ab le culte de l\u2019apparence \u00bb r\u00e8gne dans les soci\u00e9t\u00e9s dites d\u00e9velopp\u00e9es. La vieillesse y est devenue un ennemi dangereux. Un grand merci \u00e0 Johnny Doyle et Ina Solum, et \u00e0 Hope et Matthew.<\/p>\n<p><strong><em>00:02:00:00<\/em> (18\u201920 \u2013 2018) \/ Hugo Montero (France)\u00a0<\/strong><br \/>\nQue repr\u00e9sente deux minutes durant un jour de travail ? C\u2019est la question que l\u2019artiste a pos\u00e9 \u00e0 huit gardiens et gardiennes \u00a0du Mus\u00e9e d\u2019Art Contemporain de Ljubljana (+MSUM). Lorsque le travail est \u00ab simplement d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent dans le mus\u00e9e \u00bb, comment le temps se tisse avec l\u2019espace, les murs blancs, la lumi\u00e8re feutr\u00e9e ou les n\u00e9ons, les introspections, le public, les l\u00e9gers mouvements et les pr\u00e9sences ?<\/p>\n<p><strong><em>Ex Nihilo <\/em>(10\u201948- 2017) \/ Timo Wright (Finlande)<\/strong><br \/>\n<em>Ex Nihilo<\/em> est un court-m\u00e9trage documentaire et exp\u00e9rimental sur la vie, la mort, et le d\u00e9sir \u00e9ternel des humains de pouvoir contr\u00f4ler les deux. L\u2019\u0153uvre raconte trois histoires dissoci\u00e9es en parall\u00e8le\u00a0: l\u2019histoire d\u2019un robot humano\u00efde, \u00e0 qui l\u2019on peut implanter le cerveau cryog\u00e9nis\u00e9 d\u2019une personne d\u00e9c\u00e9d\u00e9e, et que des scientifiques parviennent \u00e0 faire marcher et conduire un v\u00e9hicule\u00a0; l\u2019histoire d\u2019une Organisation de Cryog\u00e9nisation dans l&rsquo;Oregon o\u00f9 tous les cerveaux des humains sont cryog\u00e9nis\u00e9s apr\u00e8s leur mort dans l\u2019espoir que dans le futur, ils aient gard\u00e9 leur m\u00e9moire et puissent \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9s, et enfin, celle de la R\u00e9serve Mondiale de Semences de Svalbard en Islande, o\u00f9 les graines de milliers d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales sont conserv\u00e9es \u00e0 de tr\u00e8s basse temp\u00e9ratures\u00a0. Ces trois histoires repr\u00e9sent\u00e9es dans trois \u00e9crans diff\u00e9rents, s\u2019entrelacent progressivement, cr\u00e9ant alors de nouveaux sens et de nouvelles interpr\u00e9tations possibles.<\/p>\n<p><strong><em>Wear you all Night<\/em> (4\u201937 \u2013 2017) \/ Sarah Choo Jing (Singapour)<\/strong><br \/>\n<em>Wear you all Night<\/em> est un diptyque vid\u00e9o, qui d\u00e9peint la coexistence dans un m\u00eame espace de deux personnes diff\u00e9rentes, s\u00e9par\u00e9es par le cadre de l\u2019image. La sc\u00e8ne tourn\u00e9e, dans une chambre d\u2019h\u00f4tel, relate un moment du quotidien d&rsquo;une dur\u00e9e de 4 minutes, o\u00f9 les personnages entre autres se pr\u00e9parent dans la salle de bain. Le potentiel narratif est ici sugg\u00e9r\u00e9 par les actions simultan\u00e9es des personnages masculin et f\u00e9minin, ainsi que par le choix de la composition des plans. Cette double installation vid\u00e9o refl\u00e8te la subjectivit\u00e9 de la cam\u00e9ra dans cette mise en parall\u00e8le narrative. La sc\u00e8ne pr\u00e9sent\u00e9e est \u00e0 la fois r\u00e9arrang\u00e9e et hyper r\u00e9aliste, \u00e9vocatrice d\u2019un certain rapport entre le temps et l\u2019espace\u00a0; en effet ces deux personnes ont beau \u00e9voluer dans le m\u00eame lieu, ils ne se croisent pas, et ne se retrouvent jamais r\u00e9unis dans le m\u00eame cadre. Ceci met en avant leur double solitude.<\/p>\n<p><strong><em>Consecutive Breath<\/em> (12\u2019-2016) \/ Sarah Choo Jing (Singapour)<\/strong><br \/>\nMontage de s\u00e9quences documentaires tourn\u00e9es dans toutes les stations de m\u00e9tro de Hong Kong.<\/p>\n<p><strong><em>Art of the Rehearsal<\/em> (2017) Sarah Choo Jing (Singapour)<\/strong><br \/>\nL\u00e0 o\u00f9 le th\u00e9\u00e2tre s\u2019arr\u00eate commence Art of the Rehearsal\u00a0;en fran\u00e7ais \u00ab\u00a0l\u2019Art de la r\u00e9p\u00e9tition\u00a0\u00bb. Cette installation immersive g\u00e9ante n&rsquo;est pas une prestation conventionnelle\u00a0; ici l\u2019acte de r\u00e9p\u00e9ter est plut\u00f4t apparent\u00e9 \u00e0 une exp\u00e9rience \u00e9ph\u00e9m\u00e8re, capable de transformer n\u2019importe quel espace social en un lieu de th\u00e9\u00e2tre et vice-versa. Au cours de l\u2019exercice de r\u00e9p\u00e9tition, le th\u00e9\u00e2tre n\u2019est plus en corr\u00e9lation avec le domaine du voir ou de l\u2019\u00eatre vu, ni une simple performance spatiale qui exclut la r\u00e9alit\u00e9. Il devient plut\u00f4t pour le spectateur un espace soumis \u00e0 une constante immersion, entrem\u00ealant construction et d\u00e9construction. R\u00e9p\u00e9ter se trouve alors \u00e0 mi-chemin entre les espaces sc\u00e9niques et hors-sc\u00e8ne, entre le th\u00e9\u00e2tre et la vraie vie. Cette installation vid\u00e9o quasi-panoramique nous donne \u00e0 voir diff\u00e9rents danseurs traditionnels aux origines vari\u00e9es s\u2019entra\u00eenant dans diff\u00e9rentes ruelles des quartiers communautaires de la ville. L\u2019artiste tente de mettre en lumi\u00e8re la d\u00e9termination sans faille des performers au cours de leurs entra\u00eenements r\u00e9p\u00e9t\u00e9s et r\u00e9currents.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3619\" aria-describedby=\"caption-attachment-3619\" style=\"width: 426px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-3619\" src=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Art-of-The-Rehearsal-Panel-A2017.jpeg\" alt=\"\" width=\"426\" height=\"240\" srcset=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Art-of-The-Rehearsal-Panel-A2017.jpeg 1920w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Art-of-The-Rehearsal-Panel-A2017-300x169.jpeg 300w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Art-of-The-Rehearsal-Panel-A2017-768x432.jpeg 768w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Art-of-The-Rehearsal-Panel-A2017-1024x576.jpeg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 426px) 100vw, 426px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3619\" class=\"wp-caption-text\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Art of the Rehearsal<\/em> (2017) Sarah Choo Jing (Singapour)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong><em>Why do you ask ?<\/em> (2\u2019 loop \u2013 2017) \/ H\u00e9la Ammar (Tunisie)<\/strong><br \/>\n<em>Why do you ask ?<\/em> revient sur la qu\u00eate d\u2019un futur viable en mettant en sc\u00e8ne la r\u00e9alit\u00e9 et l\u2019utopie, le pr\u00e9sent et sa trace. La vid\u00e9o pr\u00e9sente une s\u00e9rie de phrases qui se succ\u00e8dent au rythme du roulement des vagues.\u00a0\u2028Envisag\u00e9s comme des fragments de r\u00e9ponses \u00e0 une question jamais pos\u00e9e, ces mots tissent entre eux la r\u00e9alit\u00e9 et les illusions de milliers migrants pr\u00eats \u00e0 sacrifier leur vie pour un ailleurs interdit. Ici leurs mots se substituent \u00e0 l\u2019image\/sujet pour r\u00e9v\u00e9ler l\u2019\u00e9tendue du trauma et du politique. (version anglais et arabe, avec traduction en fran\u00e7ais).<\/p>\n<p><strong><em>Collective action<\/em> (7\u201952 \u2013 2013) \/ Raoof Dashti (Iran)<\/strong><br \/>\nOn a tous en m\u00e9moire des images de victimes et de martyrs \u00e9tendus sur le sol, les yeux clos, aux corps fig\u00e9s et immobiles. Mais parfois, des gens meurent en \u00e9tant encore conscients, les yeux grands ouverts. Et bien que le sol soit macul\u00e9 du rouge de leur sang, personne ne les appelle \u00ab\u00a0martyrs\u00a0\u00bb\u00a0: parce qu\u2019ils clignent encore des yeux.<\/p>\n<p><strong><em>Black Sun<\/em> (32\u201918 \u2013 2015) \/ Toni Mestrovic (Croatie)<\/strong><br \/>\n<em>Black Sun<\/em> est le nom du\u00a0<em>cochonnet<\/em>\u00a0(du jeu de boules traditionnel <em>boccia<\/em>\u00a0de la c\u00f4te adriatique croate) autour duquel circulent les autres boules. Ce jeu traditionnel m\u00e9diterran\u00e9en, jou\u00e9 par toutes les g\u00e9n\u00e9rations, et notamment par les personnes \u00e2g\u00e9es, fut film\u00e9 sur une \u00eele, dans un petit village. \u00a0Il montre des joueurs de tous \u00e2ges, qui racontent des r\u00e9cits, des identit\u00e9s et des r\u00f4les sp\u00e9cifiques \u00e0 la vie de l&rsquo;\u00eele. Sur ce terrain poussi\u00e9reux, les boules font penser \u00e0 une constellation dynamique de plan\u00e8tes de notre syst\u00e8me solaire. Leurs interactions et leurs similitudes (se \u00a0traversant, se percutant, se touchant ou se ratant) observ\u00e9es en gros plan, sont une \u00e9vocation de la dynamique spatiale et de la composition sonore.<\/p>\n<p><strong><em>White saucer: surveillant eye<\/em> (8\u201956 &#8211; 2018) \/ Cheryl Pagurek (Canada)<\/strong><br \/>\nDans <em>White saucer: surveillant eye<\/em>, une soucoupe d\u2019\u00e9poque fait office de lentille par laquelle on peut visionner des extraits projet\u00e9s de d\u00e9sastres naturels, d\u2019\u00e9v\u00e9nements mondiaux et des enregistrements par drone des activit\u00e9s journali\u00e8res d\u2019une femme. La cam\u00e9ra qui suit ses d\u00e9placements est positionn\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 maintenir, par son angle de prise de vue, l\u2019exactitude des raccords avec les extraits issus des nouvelles et de sources polici\u00e8res et militaires. Le priv\u00e9 et le public s\u2019entrechoquent dans ce regard port\u00e9 par la perspective a\u00e9rienne, omniscience co\u00efncidant avec celle des r\u00e9seaux \u00e9lectroniques de surveillance et de collection de donn\u00e9es qui surveillent et capturent nos communications, nos transactions et nos emplacements journaliers.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3615\" aria-describedby=\"caption-attachment-3615\" style=\"width: 483px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-3615\" src=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/White-saucer_surveillant-eye_video-still-1.jpg\" alt=\"\" width=\"483\" height=\"272\" srcset=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/White-saucer_surveillant-eye_video-still-1.jpg 2133w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/White-saucer_surveillant-eye_video-still-1-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/White-saucer_surveillant-eye_video-still-1-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/White-saucer_surveillant-eye_video-still-1-1024x576.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 483px) 100vw, 483px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3615\" class=\"wp-caption-text\"><em>\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 White saucer: surveillant eye<\/em> (8\u201956 &#8211; 2018) \/ Cheryl Pagurek (Canada)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong><em>Host Sapiens<\/em> (15\u201921 \u2013 2018) \/ Mox M\u00e4kel\u00e4 (Finlande)<\/strong><br \/>\nL\u2019extinction de masse est l\u00e0. Nos assiettes seront bient\u00f4t plus grosses que notre plan\u00e8te. Nous allons devoir assumer les cons\u00e9quences de nos choix et de nos actes.<\/p>\n<p><strong><em>Partenza<\/em> (9\u201922 &#8211; 2016) \/ Renata Poljak (Croatie)<\/strong><br \/>\nPartenza est l\u2019expression de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 globale inh\u00e9rente \u00e0 notre soci\u00e9t\u00e9 contemporaine, et \u00e9voque la fragilit\u00e9 de l\u2019existence humaine. M\u00e9taphoriquement, cette \u0153uvre fait allusion aux d\u00e9parts, \u00e0 l\u2019attente et \u00e0 la s\u00e9paration, engendr\u00e9s par les diff\u00e9rentes migrations. Au d\u00e9but du 20\u00e8me si\u00e8cle, il \u00e9tait habituel, bien que traumatisant, pour les hommes de quitter leurs \u00eeles Croates natales, \u00e0 cause des famines et de la pauvret\u00e9. L&rsquo;une de ces trag\u00e9dies provient de l\u2019histoire familiale de l\u2019auteure. Pour ce film, l\u2019artiste s\u2019est inspir\u00e9e de la vie de son arri\u00e8re-grand-m\u00e8re, qui vivait sur l\u2019\u00eele de Bra\u010d, dont le mari \u00e9tait alors parti au Chili chercher du travail pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. Comme bien d\u2019autres femmes de l\u2019\u00eele, son arri\u00e8re-grand-m\u00e8re attendit le retour de son mari toute sa vie, bien que, comme beaucoup d\u2019autres hommes, il ne rentra jamais. Le mot \u00ab\u00a0partenza\u00a0\u00bb (d\u00e9part en italien), est utilis\u00e9 dans beaucoup de dialectes des \u00eeles croates, et il fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e9galement aux derni\u00e8res trag\u00e9dies des migrants sur la c\u00f4te italienne. L\u2019artiste met en relation ces \u00e9v\u00e9nements pour nous rappeler qu\u2019il n\u2019y a pas si longtemps nous \u00e9tions tous loger \u00e0 la m\u00eame enseigne.<\/p>\n<p><strong><em>Sensory Gating Undone<\/em> (15\u2019 &#8211; 2018) \/ Majd Alloush (Syrie \u2013 Emirats Arabes Unis)<\/strong><br \/>\nSi une mouche se cognait en plein vol contre la vitre, vous l&rsquo;entendriez, mais vous ne vous souviendriez probablement pas de cet \u00e9v\u00e9nement singulier. \u00ab\u00a0L\u2019effet Cocktail Party\u00a0\u00bb d\u00e9signe un ph\u00e9nom\u00e8ne de Psychoacoustique qui repose sur notre capacit\u00e9 \u00e0 diriger notre attention auditive sur quelque chose en particulier, comme par exemple \u00eatre capable de suivre une conversation malgr\u00e9 un environnement sonore bruyant, tout en restant attentif aux autres signaux sonores. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne joue donc un r\u00f4le essentiel dans nos vies, mais que se passerait-il si l\u2019intelligence humaine n\u2019avait d\u00e9velopp\u00e9 une telle capacit\u00e9\u00a0? Notre cerveau nous emp\u00eache d\u2019atteindre un point de non-retour vers la Folie. Et si nous avions le contr\u00f4le sur ce que notre m\u00e9moire sensorielle efface ou enregistre, serions nous justes, impartiaux dans nos jugements\u00a0? Sommes-nous des \u00eatres rationnels ou le produit d&rsquo;une routine ?<br \/>\nAvec cette \u0153uvre, Sensory Gating undone, (sensations inachev\u00e9es), l\u2019artiste d\u00e9construit le naturel, et incarne le cerveau humain \u00e0 travers une vid\u00e9o-performance impressionnante\u00a0: un <em>performer<\/em> emmitoufl\u00e9 dans un sac plastique g\u00e9ant s&rsquo;acharne \u00e0 lire et \u00e0 respirer, ballott\u00e9 par les flots.<\/p>\n<p><strong><em>Cut my Tongue and Lips<\/em> (12\u2019 &#8211; 2018) \/ Farhana Islam Tani (Bangladesh)<\/strong><br \/>\nL\u2019artiste dans son installation vid\u00e9o parle du silence impos\u00e9 aux femmes, de la d\u00e9possession de leurs propres corps, et des traumatismes engendr\u00e9s. Sous l\u2019influence \u00e9crasante des stigmatisations sociales et religieuses, elle a pu elle-m\u00eame souvent ressentir une certaine dissociation entre son corps et son esprit. A travers son travail artistique, elle questionne ce que c\u2019est d\u2019avoir une identit\u00e9 fragment\u00e9e en tant que femme, et d\u2019\u00eatre en prise avec des voix et des pens\u00e9es aux raisonnements incoh\u00e9rents. Son installation est pr\u00e9sent\u00e9e comme un espace contr\u00f4l\u00e9 o\u00f9 elle peut manipuler la lumi\u00e8re et le son. Elle utilise des mat\u00e9riaux et des gestes qui font allusion \u00e0 la culture sociale et religieuse du Bangladesh. La projection sur des morceaux de miroirs bris\u00e9s permet alors la d\u00e9fragmentation de sa vid\u00e9o originale, indice r\u00e9v\u00e9lateur d\u2019une identit\u00e9 schizophr\u00e9nique. De plus, en tressant et d\u00e9-tressant ses cheveux, l\u2019artiste raconte m\u00e9taphoriquement le contr\u00f4le, ou tout au moins les restrictions, de la libert\u00e9 des femmes au Bangladesh.<\/p>\n<p><strong><em>Women must be beautiful, Women must be hidden<\/em> (13\u201912 \u2013 2017) \/ Vatankhah Parya (Iran \u2013 France)<\/strong><br \/>\nDans ce travail l\u2019artiste questionne la situation des femmes et de leurs libert\u00e9s dans la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine iranienne.\u00a0 Au cours de cette performance, dans un acte de r\u00e9p\u00e9tition, elle met et remet le voile.\u00a0 Ce geste r\u00e9p\u00e9titif est un m\u00e9lange de souvenirs et de souffrances qui l\u2019ont accompagn\u00e9e toute sa vie depuis l&rsquo;\u00e2ge de \u00a07 ans. Au cours de sa performance, elle commence avec des mouvements calmes et r\u00e9sign\u00e9s, puis, en parall\u00e8le avec des sons de manifestations politiques f\u00e9ministes, et d\u2019arrestations de femmes iraniennes qui refusaient de porter le voile, ses mouvements se font alors de plus en plus saccad\u00e9s, tortur\u00e9s, \u00e9touffants.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3610\" aria-describedby=\"caption-attachment-3610\" style=\"width: 471px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3610 \" src=\"https:\/\/www.instantsvideo.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Vatankhah-Parya-WomenMust-BeBeautiful-2017-2.tiff\" alt=\"\" width=\"471\" height=\"265\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3610\" class=\"wp-caption-text\"><em>Women must be beautiful, Women must be hidden<\/em> (13\u201912 \u2013 2017) \/ Vatankhah Parya (Iran \u2013 France)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong><em>[\u2018penthaus]<\/em> (3\u201954 \u2013 2017) \/ Yefeng Wang (Chine \u2013 USA)<\/strong><br \/>\nDans un ancien manuscrit chinois intitul\u00e9 le \u00ab\u00a0Nouveau r\u00e9cit des contes du monde\u00a0\u00bb, un passage parle d&rsquo;un po\u00e8te ivre du nom de Liu Ling, qui raconte des bobards, compl\u00e8tement bourr\u00e9 et \u00e0 poil dans sa maison\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019univers est ma demeure, et ma demeure est mon cale\u00e7on\u00a0! \u00bb. D\u2019apr\u00e8s l\u2019artiste\u00a0; cette histoire absurde et le d\u00e9lire du po\u00e8te illustrent bien \u00e0 eux-seuls notre relation au Monde. Dans son \u0153uvre [\u2019penthaus], l\u2019artiste recr\u00e9e une sorte de maison virtuelle m\u00e9taphorique faisant allusion \u00e0 ce conte, avec des repr\u00e9sentations en 3D d\u2019une paire de jean et d\u2019objets du quotidien. Il cr\u00e9e un cochon sans pattes-arri\u00e8res, et pose all\u00e9goriquement cette question\u00a0: quel lien obscur existe-t-il dans cette fable entre la maison, l\u2019univers, et un pantalon\u00a0? Est ce que le po\u00e8te, \u00e0 l\u2019image de ce cochon sans-pattes, n\u2019a en r\u00e9alit\u00e9 pas d\u2019autres choix que de vivre dans un univers qu\u2019il ne pourra jamais porter, qui ne lui si\u00e9ra jamais\u00a0?<\/p>\n<p><strong><em>Post Apocalypse Dream<\/em> (8\u201923 \u2013 2017) \/ QIn Tan (Chine)<\/strong><br \/>\n<em>Post Apocalypse Dream<\/em> rassemble dans une sorte de collage num\u00e9rique en mouvement des s\u00e9quences enregistr\u00e9es, des images virtuelles, des sons, dans le but de repr\u00e9senter un univers post-apocalyptique, o\u00f9 les humains n\u2019existent plus, mais dont les traces qu\u2019ils ont laiss\u00e9es subsistent. Cet univers fantasque, entrem\u00eal\u00e9 de sanctuaires religieux, de paysages de nature, d\u2019\u0153uvres d\u2019art du pass\u00e9, d\u2019objets et d\u2019outils cr\u00e9\u00e9s par les humains, forme alors un nouveau paysage digital\u00a0: absurde, fictionnel, et inhabit\u00e9. Cette narration visuelle\u00a0s\u2019inspire des peintures traditionnelles chinoises \u00e0 l\u2019encre et des rouleaux manuscrits anciens, r\u00e9v\u00e9lant des d\u00e9tails du paysage au moyen d\u2019un plan panoramique de gauche \u00e0 droite de huit minutes.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">Art-cade*, La Vitrine<\/span>, 35 bis rue de la Biblioth\u00e8que 1er<br \/>\ndu 9 Novembre au 2 D\u00e9cembre &#8211; Ouverture 18h\/00h tous les jours<\/h2>\n<p><strong><em>La Laiti\u00e8re (Milkmaid)<\/em> (3\u2019 en boucle \u2013 2010\/11) \/ Richard-Giacobetti (France)<\/strong><br \/>\nParadigme de la repr\u00e9sentation du Christ. Au lieu d\u2019illustrer le fils de Dieu saignant des mains, <em>Milkmaid<\/em> saigne du lieu obscur des d\u00e9sirs et point central de l\u2019origine de l\u2019humanit\u00e9. L\u2019ensemble se trouve dans un univers laiteux symbolisant la puret\u00e9 et le lait maternel. Aussi simple par son esth\u00e9tique et complexe par sa lecture, l&rsquo;oeuvre \u00e9voque notamment la multiplicit\u00e9 des cycles. Celui de la respiration qui dure quelques secondes, le cycle menstruel qui se d\u00e9roule sur quelques jours, la gestation sur 273 jours, la vie sur plusieurs dizaines ann\u00e9es et l\u2019humanit\u00e9 depuis plusieurs milliers d\u2019ann\u00e9es. Paradoxe de ce tableau qui ne dure quelques minutes.<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #800000;\">La Machine Pneumatique<\/span>, Traverse du Regali 16e<br \/>\ndu 9 Novembre au 2 D\u00e9cembre \u2013 Ouverture 8h\/17h Lundi, 8h\/21h Mardi au Jeudi, 8h\/00h Vendredi<\/h2>\n<p><strong><em>Mes apocalypses<\/em> (20\u2019 &#8211; 2017) \/ Dominique Comtat (France)<\/strong><br \/>\nNotre espace social se r\u00e9duit, notre espace d&rsquo;aventure est rogn\u00e9, la biodiversit\u00e9 diminue, notre espace de libert\u00e9 s&rsquo;amoindrit, l&rsquo;espace naturel d\u00e9cro\u00eet.<\/p>\n<p><strong><em>Cartoline Video<\/em> (20\u201909 &#8211; 2016) \/ Marc Mercier (France) &amp; Matteo Fadda (Italie)<\/strong><br \/>\n13 cartes postales vid\u00e9o r\u00e9alis\u00e9es avec des migrants \u00e0 Cagliari (Sardaigne) dans le cadre du projet \u00ab\u00a0Navigare i confini\/MigrArti \/ Tra Asia e Africa in un\u2019isola che c\u2019e\u00a0\u00bb. Avec la participation de Etienne (Cameroun), Ndiaga (S\u00e9n\u00e9gal), Peter (Nigeria), Halyne (Ukraine), Roric (Costa Rica), Raphael (Gr\u00e8ce), Necati &amp; Muhammed (Turquie), Rendell &amp; Ralph (Philippine), Ousman (Gambie), Yaiu Yaiu (Chine), Reda (Maroc), Modou Lobba (Gambie), Yaya (S\u00e9n\u00e9gal), Sokou (Gambie).<\/p>\n<p>Migrer : traverser une fronti\u00e8re, une montagne, la mer&#8230; Pas seulement, c\u2019est aussi passer d\u2019un langage \u00e0 un autre, d\u2019une culture \u00e0 une autre. Entre l\u2019espace que l\u2019on quitte et celui que l\u2019on trouve, il y a un temps d\u2019adaptation. Un temps o\u00f9 la culture d\u2019origine est d\u00e9j\u00e0 du pass\u00e9, o\u00f9 la culture d\u2019accueil est encore un futur, o\u00f9 le pr\u00e9sent laisse sans voix : que puis-je dire de ma vie, de mes douleurs, de mes d\u00e9sirs quand je n\u2019ai pas les mots pour me faire comprendre ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>AAJT, 3 rue Palestro 3e du 7 au 30 Novembre \u2013 Ouverture 14h\/19h, Lundi au Vendredi. 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