From Where to Wear
From Where to Wear
8’20 | 2022 | Palestine
Dans les pièces que j’emmagasine et que je transporte le long de mes nombreuses routes différentes, mes dialectes sont peut-être les signes de meurtrissures mais, récupérés, ils forment la peau et la voix dans lesquelles je vis. Des expériences de l’endroit. Et lorsque les mots s’écoulent enfin à travers les aiguilles, les doigts s’imprègnent de teintes/couleurs ? traçant le contour des champs tourbillonnants où j’accroche une branche de jasmin aux cous suspendus et dans les entre-deux, la langue apaise, les cygnes réparent et le quotidien apporte le calme. Nous sommes le confort de nos multiples. L’identité se discute sans cesse : les objets qui nous entourent, l’imagerie et notre façon de parler servent tous à nous identifier. Dites les mots dans votre propre langue maternelle, incarnez les objets qui nous entourent. Entre histoires, souvenirs, textures, goûts, odeurs et mots, je suis toujours là.
In the pieces I store and carry along my many different roads, my dialects may be the signs of bruises but reclaimed, they form the skin and voice I live in. Experiences of the where. And as the words finally trickle through the needles, fingers seeping with tints/colours ? trace the outline of whirling fields where I hang a jasmine branch on suspended necks and in the in-betweens, language soothes, swans mend, and the daily brings calm. We are the comfort of our multiples. Identity is endlessly argued: from the objects that surround us, the imagery, and the way we speak all used to identify. Say the words in your own mother tongue, embody the objects that surround us. Between stories, memories, textures, tastes, smells and words, I am still here.
[Programmation : Biennale /si:n/]