• behance
  • blogger
  • facebook
  • picasa
  • twitter
  • vimeo
  • zerply
  • rss
  • mail
Le Festival : les performances à Marseille

Le Festival : les performances à Marseille

FRAC PACA – Dimanche 5 novembre, 17h
20 Boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille

La chambre du cercle 1 / Lydie Parisse (France)
Une performance de l’artiste suivie d’une discussion avec Pascal Jourdana (La Marelle) et Marc Mercier (Instants Vidéo) sur le thème « Poésie et image, chambre et anti-chambre ».

Cinéma les Variétés – Vendredi 10 novembre, 18h31
37 rue Vincent Scotto 13001 Marseille

Immigration in suitcase (30/35′ – 2007) / Neno Belchev (Bulgarie)
Basée sur l’idée que chacun d’entre nous ressent un sentiment d’empathie pour les personnages des films et des images que nous regardons, l’artiste décide de créer une situation où il s’identifie lui-même aux migrants espérant que les spectateurs feront de même et ressentiront leur souffrance. De là, peut-être, naîtra le désir d’agir…

Friche la Belle de Mai – Samedi 11 novembre
41 rue Jobin, 13003 Marseille

à 15h (Tour, 3e étage)
Toni / Di Pelle (skin tones) (30′ – 2016) / Francesca Fini (Italie)
La peau de l’artiste est soigneusement scrutée à l’aide d’un microscope, montrant des détails qui ressemblent aux cartes de planètes inconnues.
Une infinie variété de couleurs, de textures et de formes, de motifs et d’imperfections – quelquefois merveilleusement effrayant – sont transformés en information digitale produisant des sons et des images vivants.
Durant cette performance le public a un rôle de voyeur ; il ne regarde par directement le corps mais un processus macroscopique qui le déforme, comme une sorte de super-selfie émis à travers un filtre (dans ce cas ce n’est pas le filtre d’Internet, mais celui du quatrième mur produit par une fidèle mise en scène théâtrale). La performance joue avec ironie autour du concept de la biométrie, comme l’étude d’un système de variables qui autorise l’identification fiable des individus, par le mécanisme de reconnaissance de l’empreinte de leur doigt, de leur rétine ou de leur iris, célébrant réciproquement le chaos, l’erreur, l’imprévisibilité de l’être humain.

À 16h (Grand Plateau)
Suppléments d’âmes (entre 15′ et 20’, 2014) / Collectif Endogène, Emmanuelle Sarrouy, Jean-Paul Noguès & Emilie Garetier
Littérature, danse, art vidéo. Au commencement, un texte : comment un corps peut-il porter, revendiquer une idée, et la sublimer ? Puis, un corps dansant entr’aperçu parmi des tracés lumineux qui virevoltent pour l’incarner.

Suppléments d’âmes (entre 15′ et 20’, 2014) / Collectif Endogène

 

À 18h (Grand Plateau)
Voix croisées (60′ – 2017) / Touria Hadraoui & Abdallah Zrika (Maroc)
Les Instants Vidéo ne pouvaient espérer mieux pour leur 30e anniversaire que la présence de ces deux immenses artistes venus de Casablanca avec lesquels nous nous sommes liés d’amitié depuis 1992, au moment où nous jetions les bases de ce qui deviendra le 1er Festival d’art vidéo du Maroc. Ce qu’ils vont présenter ce soir est un cadeau inespéré : un spectacle inédit de poésie et chant tissé de deux voix. Les deux artistes se renvoient mots et rythmes, déclamations, chuchotements, chants et hurlements.
Touria Hadraoui est surtout connue pour chanter le Melhoun, une tradition poétique née au XIVe siècle dans les oasis du sud marocain puis développée par les artisans des quartiers historiques de Marrakech et Fès, jusqu’alors réservée aux hommes. Elle a aussi pratiqué le journalisme, fondé une revue, milité pour la culture et la reconnaissance des femmes. C’est une des plus belles voix de la scène internationale.
Abdallah Zrika est un des plus grands poètes marocains. Arrêté en 1978, accusé d’avoir porté atteinte dans ses poèmes aux valeurs sacrées du pays, il est condamné à deux ans de prison. Délit de poésie. Depuis sa libération, en 1980, il a développé une œuvre poétique et littéraire considérable qui le place parmi les auteurs de langue arabe les plus écoutés au Maroc et ailleurs. Il sait une chose : la parole sort d’entre le dur et le friable.

à 20h30 (Grand Plateau)
ORDRE / DÉSORDRE & Corps désiré (12’56 – 2017) / Gerard Chauvin & Lanah Shaï (France)
Vidéo performance manifeste sur le désir d’être et ce qu’il faut savoir endurer pour aller au bout de ses aspirations… C’est cette force intérieure, cette tendance profonde qui nous pousse vers un idéal ou une meilleure situation et qui nous permet alors de trouver notre juste place au sein du monde dans lequel nous vivons. Dans cette vidéo performance, Lanah Shaï incarne son propre vécu et sa quête personnelle. Cependant, il faut voir dans cette œuvre l’évocation d’une recherche éperdue d’identité de toute une population le plus souvent en grande détresse. Des selfies de Lanah Shaï après ses opérations témoignent de cette douleur par laquelle il s’agit de passer pour obtenir « ce corps qui nous manque »…

à partir de 22h30 jusqu’à 2h du matin (Allée de la salle Seita)
La Bulle (2017) / Denis Cartet (France)
Fin de soirée festive autour de La Bulle / installation/performance sphérique vidéo musicale transnationale de Denis Cartet pour s’assoupir ou s’étourdir en douceurs dansantes et chantantes sous la voûte céleste.
Denis Cartet projette sur une grande bulle blanche de 6 mètres de diamètre une sélection de vidéos, composée de « remontées dans le temps », d’archives émouvantes, rares, magnifiques. Ces moments choisis de notre mémoire collective nous appellent, avec délice, à la danse et à la fête.
Denis Cartet est cinéaste et créateur vidéo, il est résident à la Friche La Belle de Mai à Marseille depuis 1996, fondateur et directeur de la structure Digital Borax (www.digitalborax.org).
Denis Cartet est un artiste numérique, il manipule la vidéo « en live », le veejaying, depuis 1999. Pionnier en la matière, il fait partie des premiers veejays en France. Il accompagne sur scène de ses images et vidéos, des groupes, des musiciens, des Djs, et compose à chaque fois des créations visuelles originales, qui portent à merveille la singularité de la musique des artistes qu’il accompagne. Il est en ce moment sur scène avec l’artiste Imhotep (du groupe IAM) sur la tournée des concerts de son dernier album « Kheper Dub ».

La Fosse – Dimanche 12 novembre
63 rue Jean Cristofol 13003 Marseille

à 19h30
Retournement (environ 8′ – 2017) / Esmeralda da Costa (Portugal / France)
C’est une performance issue de la collaboration de deux univers : celui de Cécile Le Talec, artiste sonore, qui a composé la bande son à partir d’un texte poétique qu’elle écrit et interprète une première fois en reverse, puis, qu’elle fait interpréter, dans un second temps, par des musiciens indiens à partir de la phonétique des mots créant ainsi une pièce sonore. A partir de celle-ci, Esmeralda Da Costa, artiste performeuse et vidéaste propose de dialoguer avec elle par son langage corporel propre : celui de la boxe, qu’elle a pratiqué à haut niveau durant plus de 12 ans et que l’on retrouve dans nombreuses de ses vidéos qu’elle investit.
A ces deux univers s’ajoute un instrument de musique électronique : le Theremin qui deviendra l’adversaire principal d’Esmeralda Da Costa. La bande son comme allié, elle propose de boxer en live durant 6min une sorte de mur du son.

Retournement (environ 8′ – 2017) / Esmeralda da Costa (Portugal / France)

vers 20h30
à la recherche de l’objet petit a ou le rien magnifique (15′ – 2016) / Doriane Souilhol (France)
Une forme expérimentale qui s’articule comme une libre adaptation, une dérive poético-scientifique du concept lacanien d’objet petit a. L’objet a en psychanalyse renvoie à l’objet du désir mais il s’agit davantage de l’objet cause du désir, irreprésentable et innommable autour duquel se construit le sujet. Serait-il l’objet Absolu ? Un objet-trou, objet-manque qui brille par son absence, nécessaire à l’émergence du désir. On parlera entre autre de page blanche, de livre noir on traversera les paysages du Vide de Klein et de l’inframince duchampien. Et on tentera une cartographie possible des (im-) possibles apparitions de l’objet a dans l’art contemporain.

vers 22h
Venomous Master (20/30′ – 2017) / Naoyuki Tanaka (Japon / France)
Dú Shou (?? « le poing empoisonné ») est un style de kung-fu légendaire de l’ancienne Chine. Selon l’histoire, des maîtres se sont entraînés en battant un plateau rempli de poisons, résultat d’un mélange de cinq animaux (serpents rouges, geckos, araignées, crapauds, mille-pattes), afin d’obtenir le coup de poing toxique, pouvant tuer son adversaire d’un seul coup. Dans de nombreux cas ceux qui pratiquaient cette technique mouraient avec leur propre poison. Aujourd’hui, ce style de kung-fu est interdit, mais nous pouvons le retrouver dans des mangas ou des films chinois.
Venomous Master est une performance construite par un échange et une notion d’infection de donnés numériques. Le performeur manipule une main robotique pour construire une espace sonore visuelle.

ARI – Mercredi 15 novembre
30 impasse des quatre portails 13014 Marseille

à 19h
L’arbre de vie (20’/2017) Aziz Boumediene (Maroc/France)
L’arbre de vie s’inspire de la danse Butoh qu’il associe à la peinture corporelle et à la musique. Danse introspective mettant en scène de manière symbolique et picturale, l’arbre et l’oiseau, la relation entre les racines et les ailes qu’il porte en lui. C’est une manière de questionner les différentes relations possibles entre le désir de connaissance de ma propre histoire et mon désir de liberté, de nouveautés, d’ouvertures vers l’ailleurs.  » Arbre de vie  » est également une parabole évoquant la nécessité de ne pas perdre le contact avec l’arbre, la nature, source de création et de vie.

à 20h30
Concert du groupe Drôles de Drames
Jean-Jacques Blanc, José dos Santos, Rémy Chaillan et Fred Albertini pour nous réjouir et nous faire rêver avec chants et musiques. Ils n’hésiteront pas à faire de drôles de désordres, de drôles de délires, et soudain, ils ne sont plus drôles du tout, ils se font caressants, lyriques, tendres.

Leave a reply

* Copy This Password *

* Type Or Paste Password Here *

457Commentaires spam bloqué jusqu'à présent parSpam Free Wordpress