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Performances, danses, concert, lectures

Performances, danses, concert, lectures

MARDI 8 NOVEMBRE
19h01
#MemoryoftheUniverse observes and absorbs! ( 20’) / Alysse Stepanian (USA)

Dans le prolongement de son installation #MemoryoftheUniverse | Syria Planum: For Water for Oil, , Alysse Stepanian donnera une performance où elle converse avec son personnage fictif, un super héros mi humain mi vache, à propos de l’avenir de la planète Terre et des alternatives possibles à un monde anthropocentriste.
(Galerie DEUX [dø] – 2 rue de la Bibliothèque, 13001)
Merci à la Foundation for Contemporary Arts Emergency Grant qui a rendu possible cette performance.

JEUDI 10 NOVEMBRE
18h07
New Life / Aziz Boumediene

Performance déambulatoire depuis la Tour Panorama (niveau 3) jusqu’à l’entrée de la Cartonnerie, avec les danseurs Ivan Bougnoux et Aziz Boumediene.
New Life est une représentation métaphorique d’un dépassement des frontières visibles et non visibles. La danse pratiquée comme possibilité d’émancipation, de détachement de certaines barrières physiques et morales. Des objets, des mots comme outils de représentation d’une histoire, celle d’humains en exile vers un ailleurs, une terre plus propice, un soi plus léger, une nouvelle vie.
Note : Je travaille sur la question du dépassement des frontières depuis plusieurs années. Ma double nationalité ( Franco-marocaine ) est à l’origine de ces préoccupations. Chemin faisant, j’ai dépassé cette question de nationalité et m’intéresse de plus en plus, au dépassement des frontières dans un sens plus large. Frontières intérieures, frontières dans les espaces, frontières entre les diverses perceptions possibles, frontières disciplinaires…etc. C’est un travail que je mène en lien avec mon propre épanouissement personnel qui se fait au fils de la vie, de mon quotidien et forcément de l’actualité sociale et politique. Mon travail s’appuie sur la réalité de l’instant, de l’espace pour tenter d’en transformer notre perception.

New Life / Aziz Boumediene (France/Maroc)

New Life / Aziz Boumediene (France/Maroc)

20h11
Frères numains (discours aux classes intermédiaires) (18′ – 2016) / lecture de Florence Pazzottu (France)

Un texte publié par les Editions Al Dante, avec une post face de Bernard Noël.
«… alors vous entendez, ça gronde, ça bombe le torse, ça tape du poing et ça sanctionne, les voyageurs sans billets, les profiteurs du rsa, les resquilleurs, les agités, agitateurs, les militants incontrôlables ça dit, ça fait des listes, les délinquants, les activistes, les intégristes, les fraîchement radicalisés, des djihadisés plus ou moins, et s’il y en a un, même un seul, qui, terroriste, l’est ou pourrait l’être, ça justifie toutes les écoutes ça dit, la mise en fiche de tous les autres, car c’est au nom de la Liberté qu’on conditionne les libertés, c’est pas pareil, après la flexisécurité voici la sûreté libérale, ça promet, ça promet des flingues aux vigiles, exit le privilège d’État, et tant pis si ça ouvre la porte aux polices privées, aux milices, ça nettoie, ça intensifie, ça hisse au rang de paradigme la lutte contre le terrorisme, toute la société scrutée, surveillée, mutique par solidarité…»
Cette harangue poétique, écrite d’un souffle le 8 mars 2016, participe au présent aux mouvements de colère pré-insurrectionnels (soulèvement de la jeunesse, «Nuit debout» – «La nuit n’a pas de bout, nous sommes l’aurore», lit-on sur une pancarte brandie lors d’une manifestation –, blocages, grèves, convergence des luttes ici et ailleurs…) nés de l’après 31 mars.
En postface, Bernard Noël répond avec énergie à ce «Discours aux classes intermédiaires». Écrit après le 31 mars, il lit ce texte en regard de l’actualité insurrectionnel et l’utilise pour offrir ici quelques pistes de réflexion. «Nous devons supporter ou combattre, mais combattre est illégal, sauf sous la forme de manifestations, de grèves. Ces jours-ci, le Pouvoir est devenu insupportable à force de brutalité, d’hésitations, d’imbécilité. Il se peut que la résistance entraine enfin tout naturellement sa chute. Cependant, j’ai compris que le désespoir n’est pas un sentiment, c’est un excrément – un déchet, celui de l’échec de la révolution, mais cette merde en bouche donne l’avantage d’être débarrassé de l’illusion, ce qui me permet d’applaudir ton défi de faire signe sans aucune réserve à un avenir – inouï…» Conclut-il.

21h33
Ouled Jellaba, sur les traces de ses pas, je danse… (30′ – 2016) / Spectacle chorégraphique de Rochdi Belgasmi (Tunisie)

Historique du personnage Ouled Jellaba :
Nous sommes à Tunis, dans les années 20 : une époque où la danse était considérée un métier comme les autres. Une époque où les cafés chantants étaient très répandus, attirant une grande foule qui s’y rendait spécialement pour voir les chanteurs célèbres, les magiciens, les acrobates, mais aussi les danseurs populaires, venant de toutes les régions du pays pour présenter leurs danses locales à la capitale.
Parmi les figures de cette époque, on peut mentionner le fameux « Msekni », connu comme étant le premier danseur à avoir mis des « Qlels », ces fameuses jarres sur la tête, et à s’être vêtu d’une grande jupe blanche qu’il faisait tournoyer, rappelant les danses des îles Djerba et Kerknah.
Il y avait également le « Skafandri » appelé aussi le « Zoufri », le vagabond du café chantant de cette époque. Il ne faudrait pas oublier les autres figures comme « Chok el Osbana », « Qonfida » et surtout « Ouled Jellaba », des danseurs travestis qui dansaient pour divertir, avec leurs gestuelles féminines, des hommes venant assister aux cafés chantants, souvent des dockers, des mineurs ou des cheminots.
Il faut comprendre qu’à cette époque les femmes n’avaient pas le droit de danser en public ou dans les cafés chantants, c’est pour cela que la société d’alors avait admis et autorisé l’existence de ces travestis pour remplacer la gent féminine, dans ces espaces masculins par excellence.
« Ouled Jellaba » est un personnage connu dans le milieu des arts populaires en Tunisie. Mais, paradoxalement, il reste largement méconnu des Tunisiens. Il est apparu dans les années 20 à Bab Souika à Tunis et travaillait dans le café chantant « sallit Dziri » qui se trouve à l’entrée du Souk « Zazara » (les Bouchers) à gauche, ce souk connu grâce au « centre de Bab Souika ».
Il a été très sollicité par le public de la médina, qui ignore dans la plus part de temps son identité sexuelle. Avec la montée des premiers mouvements de résistance en Tunisie, et l’apparition de la grande vague de Libération de la femme Tunisienne, les femmes Tunisienne ont alors pu investir les espaces publics, enlever la Khama et le Safssari (voile traditionnel tunisien) dans la rue.
C’est alors qu’on a commencé à voir des danseuses dans les cafés chantants. Les danseurs travestis comme « Ouled Jellaba » n’ont plus trouvé leur place dans ces lieux où ils avaient l’habitude de pratiquer leur art et renforcer leur existence dans la société tunisienne, qui s’endurcissait vis-à-vis d’eux. D’ailleurs, après les avoir admis, cette société est devenue cruelle envers eux. Ils étaient rejetés et condamnés. C’est ainsi que ces figures historiques de la danse tunisienne se sont retrouvées exilées, loin de la médina, dans les faubourgs de Tunis et les quartiers populeux où on les traitait de prostituées.

Vendredi 11 novembre
22h38
Concert du groupe Drôles de Drames qui retient la nuit pour nos cœurs dans sa course vagabonde. Avec Jean-Jacques Blanc, José dos Santos, Rémy Chaillan & Fred Albertini.

Au singulier, le nom de ce groupe évoque bien sûr le film de Marcel Carné pimenté des dialogues libertaires de Jacques Prévert. On peut se souvenir par exemple de cette tirade que Billy adresse à Eva : « Vous croyez qu’il y a des choses qu’on fait et d’autres qu’on ne fait pas; c’est idiot ! Tenez, l’autre jour je vous ai embrassée. Il paraît que ça fait partie des choses qui ne se font pas mais puisque nous l’avons fait, c’est que ça se fait… et les choses qu’on a faites, pourquoi ne pas les refaire si ça nous a fait plaisir, si ça vous a fait plaisir ».
C’est avec ce genre de raisonnements délicieux que les Instants Vidéo programment à nouveau cette bande des quatre ! Pour renouveler le plaisir. Et si l’actualité n’est semble-t-il qu’une succession de drames, autant dégainer nos armes : la poésie et l’humour.

Drôles de Drames (France)

Drôles de Drames (France)

Samedi 12 novembre
17h14
Chœur Tac-Til (50′ – 2016) / Ecosystème vocal non voyant à voix multiples (France) – Concert

avec Mafalda Da Camara, Mélodie Duchesne, Gihane Elhassouni, Chérifa Harzallah, Angélique Huguenin, Franck Omer, François Parra, Karine Porciero, Alex Querel, Bruno Raby, Natacha Muslera & le robot haptique.
« Un chœur fait de souffles, de voix organiques, liquides et gazeuses. Un chœur d’éther, spectral et concret où surgissent des glitchs sémantiques. Un chœur amplifié, qui effleure les oreilles. Un chœur dans la nuit, au détour du regard. »
Ce soir, entre chien et loup, choeur tac-til propose un concert où l’auditeur se plonge dans l’obscurité.
Chœur tac-til a été fondé en 2012, par Natacha Muslera. Work in progress en résidence au Centre national de recherche musicale (gmem-CNCM), situé à Marseille.
Ces pièces sont impulsées, interprétées instantanément par le sens du toucher, à l’aide d’un robot haptique, créé pour cet ensemble.
Une écriture par contact se fabrique au sein du groupe, elle est polyglotte (10 langues + inventées), polyvoque, en modulation constante, éphémère, à peine écrite, elle s’efface aussitôt. Basée sur un principe non autoritaire, dans chaque matière émanant du code, préexiste une dimension d’indétermination, laissant des espaces de création pour chaque interprète.
Le choeur travaille avec le (dé)langage, en son cœur : machine sémantique, organique, qui ne cesse pas d’éclater, de bifurquer.
Les voix émettent des visions, des prophéties, elles opèrent une lecture du réel, accidentent les clichés. L’écriture tactile tisse un récit aléatoire imprégné des réalités immédiates : luttes, événements, phénomènes, désirs, bruits, rêves et dérives.
Merci pour leur collaboration à Charles Bascou (ingénieur-developper et assistant musical ) et à l’aide technique de Jérôme Decque, en altérité avec le robot.

3h29
Sitting and Smiling (240′) /  Benjamin Bennett (USA).

Performance en streaming web depuis Philadelphie.
Sitting and Smiling est une série d’émissions Web en direct dans laquelle je suis assis immobile et souris à la caméra pendant 4 heures. Ma chaîne YouTube est devenue virale en 2015 et a reçue une couverture médiatique de masse. J’ai été diffusé en direct au MOCA Australie, et ai reçu plus de 1,5 million de vues. Je viens de terminer le 191e épisode.

6h48
Grande Entrée (30′ – 2016) par la Compagnie Gigacircus : Gustavo Alvarez (Mexique), Lionel Camburet & Sylvie Marchand (France)

En Amérique du Nord, la « Grande Entrée » est la danse qui permet à tous les participants d’entrer dans l’espace rituel du Pow Wow et d’ouvrir la fête de la rencontre.
« Danzar o Morir », disent les Raràmuris, danser pour ne pas mourir. Ensemble.
La performance Grande Entrée, à travers un ensemble d’actions appuyées par des films, opère une transition vers ce que les Crees (Canada) et les Raràmuris (Mexique) pratiquent depuis toujours : la création d’un corps de danse où tous sont réunis en un cercle vivant.
Dans l’enceinte rituelle, le public en action uni à l’image des danseurs autochtones, génère une vitalité humaine fondamentale.

Lectures de textes de Freud et Lacan entre crépuscule (12 novembre à 17h14) et aube (13 novembre à 7h29)

par environ quatre-vingt dix personnalités de la vie publique, politique, culturelle, artistique, scientifique… de Marseille et sa région.
« Lire Freud, lire Lacan est, pour nous, un acte citoyen d’autant plus vif que notre « vivre ensemble » actuel ne va pas de soi.
Acte citoyen ? Oui, car la psychanalyse, à laquelle nous vouons notre vie, ne peut être la seule chasse gardée des psychanalystes.
Les mots de Freud et de Lacan, qui seront dits en plusieurs langues, résonnent avec la vie – la vie privée, la vie sociale, la vie de la ville. Mots qui résonnent avec la Civilisation (= la Culture) et son malaise, comme disait Freud en 1929.
Cette Nuit de bout en bout, de la psychanalyse, des arts vidéo et de la performance  s’inscrit dans le cadre du 29e Festival Les Instants Vidéo dont le thème en appelle au réveil militant : État d’urgence poétique.
Une Nuit blanche pour ne pas se laisser endormir !
La psychanalyse du XXIe siècle suivant les sillons tracés par Freud et Lacan ne recule pas face au réel qui surgit. Si certains rêvent d’un monde sans réel, sans castration, sans impossible, la psychanalyse y objecte, c’est avant tout une praxis orientée vers ce qui, au cœur de l’expérience, est le noyau du réel. Elle en fait même ce à partir de quoi réinventer un monde devient possible.
Il n’y aura donc pas que des lectures, mais également de l’art vidéo, des tables rondes , l’une intitulée « On n’est jamais poète assez ? » et la seconde sur « Le regard et la voix », une conférence de Gérard Wajcman, psychanalyste à Paris, membre de l’École de la Cause freudienne avec pour titre Pornographie de l’horreur, des performances, des surprises musicales…

On se restaurera sur place… on peut  venir seul, accompagné, en famille, entre amis.
On peut rester toute la nuit (corps présent pour une expérience inédite) ou venir passer un moment. »
Coordination : Hervé Castanet, Pamela King, Françoise Haccoun et Dominique Pasco, psychanalystes à Marseille, membres de l’École de la Cause freudienne et de la New Lacanian School.

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