Vendredi 11 novembre à partir de 14h : Accueil, Projections, Performances, Discussions, Carte blanche

14h C’est toujours un hasard (55’)

« De Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher
Être né quelque part
Être né quelque part, pour celui qui est né
C’est toujours un hasard » (M.LF.)

Pneuma (29’14 – 2021) / Fanny Béguély (France)
L’orage gronde, un lit s’enfonce dans la nuit. Ma mère, mes soeurs, mon frère et moi partageons des histoires d’humains et de plantes. Autrefois, nous nous attachions aux arbres pour guérir. Autrefois encore, nous brûlions pour nos remèdes. Sous les reflets d’une lune, un feuillage se meut à l’oeil nu, des bactéries fécondent l’air et des herbiers menacent : un jour viendra où le monde se renversera.

Hybrid Terrains (6’06 – 2021) / Elise Guillaume (Belgique)
Installé dans une serre botanique, Hybrid Terrains fait dialoguer les corps végétaux et humains. Avec un son créé à partir de signaux électromagnétiques émis par des plantes, l’œuvre cherche une approche non-anthropocentrique du cinéma. Le film invite à observer, sentir et questionner notre rapport au monde végétal.

Revolykus (12’12 – 2020) / Victor Orozco Ramirez (Allemagne)
Il y a plusieurs années, j’ai immigré en Allemagne. Ici, je vis dans une petite maison ancienne, qui a un besoin urgent de rénovation et qui, théoriquement, me protège du vent, de la pluie et du froid.

Conte nu (6’08 – 2022) / Muriel Carpentier (France)
Conte nu pourrait se transformer, avec les mêmes syllabes, en « Contenu ». Contenu dans une boîte. Contenu dans un miroir. Dans ma tête. Dans ma vie. Peut-être qu’en cherchant qui je suis, je pourrais trouver le chemin de ma propre liberté.

15h30 Devant une phrase inutile (52′)

« Les mots qu’on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m’élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l’instant fragile » (C.)

In Platons Höhle? (2’47 – 2018) / Johannes Gierlinger (Autriche)
Un groupe de personnes dans une manif. Ils ont maintenant 4 ans de plus. Une jeune femme enregistre des sons. Elle entend quelqu’un dans l’enregistrement dire : « Parfois, nous devons écouter très attentivement ! ». Une image avec trois réponses possibles. A, B, C. Quelqu’un dit : « Tous les chats sont beaux… et tous les chats regardent attentivement ! ».

Soap is an Illusion (Dirt: Part One) (20’30 – 2022) / David Finkelstein (Etats-Unis)
Une volatilité de nos inclinations contradictoires à la propreté et la saleté. Collage d’images poétiques, de musiques et de langage abstrait et incantatoire, le film suit deux hommes dans une fouille de notre terrain culturel. Leur dialogue donne naissance à des paysages inattendus, peuplés de grille-pains vengeurs, de bulles de savons qui volent sur des tapis magiques, et d’autres surprises. Un opéra vidéo postmoderne qui baigne le spectateur dans la musique et le spectacle visuel.

Geniecillo (3’49 – 2018) / Tomas Basile (Argentine)
Geniecillo explore la source de la foi. Le film alterne entre une vidéo didactique de tours de magie pour enfants et des témoignages religieux personnels. Il comprend une liste d’éléments et d’exigences nécessaires à la construction de l’amulette à laquelle le constructeur sera soumis, ainsi que des témoignages qui attestent de leur réalité empirique. Est-il possible d’établir un parallélisme entre les deux ? Il ne faut pas douter du culte et de la souffrance, ou la magie transformera le bâtisseur en sel.

There… (7′ – 2021) / Rojin Shafiei (Iran)
Référence à la situation actuelle en Iran et à ce qu’il arrive au peuple et à la classe moyenne en particulier.

000109 (7’59 – 2022) / Dasha Brian (Pologne)
En référence à la dystopie d’Orwell, ce film montre un citoyen parfait de la Biélorussie qui exécute inconditionnellement les ordres de l’ancien président Loukachenko, même les plus cruels et illégaux. Le film fait partie du projet artistique Revolution – un manifeste culturel contre la violence et la censure de la créativité, créé par deux biélorusses réprimés.

Corps minéral (5′ – 2020) / Charline Dally & Gabrielle Harnois-Blouin (Québec)
Corps minéral propose une expérience introspective inspirée par les transformations géologiques et les strates de mémoires, qu’elle soient contenues dans la roche ou dans nos cellules.

16h50 Je t’ai vu descendre d’un arc-en-ciel (42′)

« J’sais qu’tu m’attends près d’la fontaine
J’t’ai vue descendre d’un arc-en-ciel
Je m’jette à l’eau, des pluies d’été
J’fais du bateau dans mon quartier » (R.C.)

El Beso (2’16 – 2017) / Diego Mandelman (Argentine)
Un baiser est un monde de sensations qui se projette dans l’esprit et le corps. L’inconscient commence à voler avec l’adrénaline.

Aquatic Fantastical Organic (3′ – 2021) / Emma Johansson (Finlande)
Explorant la sensation physique du toucher et sa relation avec les autres sens et combinant des éléments biomorphiques et des détails du corps humain, l’animation brouille les limites du corps et de son environnement et habite le seuil de l’extérieur et de l’intérieur. Le film révèle les processus et phénomènes cachés qui se produisent dans la chaîne de sensations et d’émotions que le toucher physique, ou l’idée de celui-ci, déclenche.

Trick Or Treat (1’37 – 2021) / Ivan Zubarev (Russie)
Comment concilier la légèreté des plaisirs simples du moment présent avec l’angoisse d’un avenir incertain ? Ce manteau est fait de fil optique et vous permet d’être anonyme. Mais réussirons-nous à nous infiltrer dans ce nouvel univers, comme une lumière à travers les fils ?

El dolor de mi madre (6’07 – 2020) / Juliana Erazo (Pays-Bas)
Trois générations de mères et filles d’une famille colombienne parlent de leurs luttes et de leurs dépassements afin d’améliorer la vie de leurs enfants.

eBAE (7’25 – 2020) / Francesca Centonze (Autriche)
Que se passe-t-il au milieu d’une pandémie si vous apprenez à vous connaître en ligne et établissez une histoire d’amour à distance ? Que se passe-t-il si cette relation se développe puis se termine, seulement derrière un écran ?

L’opéra d’or (10’46 – 2020) / Geneviève & Matthieu (Canada)
Dans un futur proche, le livreur de pizza et sa femme Late Catharsis sont passionnément amoureux. Anciennement sculpteur, il est actuellement DJ dans une boîte de nuit. Sous l’influence de son ancien professeur l’alchimiste Fulcanelli, elle se prélasse dans de faux palais d’opéra. Dans ce ghetto profondément sauvage où artistes marginaux et rivaux se côtoient, leurs tentatives de rupture avec leur passé finissent par s’arrêter lorsque le livreur de pizzas rencontre une femme mutante, un nouvel espoir pour l’art contemporain semant jalousie et poussière dans la ville.

Street Caress (1’40 – 2020) / Laurent Hart (France)
Une vidéo musicale sur la caresse et la sensibilité.

18h  Performance poétique Pauvre Baudelaire (50′) par Jules Vipaldo (France)
Mise en voix par le trio En Roue Libre, Laure Ballester, Jules Vipaldo & Christophe Roque 

Pauvre Baudelaire est la plus belge et la plus poétique des lectures-spectacles – sorte de portrait en creux de la Belgique (via un road movie pluvieux à travers les rues et avenues de Bruxelles) qui se joue de toutes les références toponymiques et culturelles belges ; doublée d’un jeu de massacre (pour de rire) de la poésie, de ses poses, ses us et postures – en même temps qu’un ébouriffant hommage rendu à son énergique vitalité et à la virtualité joueuse et inventive de la langue.  

19h Pause gustative

20h30  Seuls les chiens peuvent gagner (59’), Hommage carte blanche au Festival Image Contre Nature 

Pour notre premier geste artistique en tant que collectif associatif, il nous a paru important de rendre hommage au Festival Images Contre Nature (Marseille) et de raviver sa flamme pour nous laisser dérouteravec des films expérimentaux qui nous font travailler sur le langage des images. Nous aurons tout le temps de discuter ce soir là avec Hélène Bez et Claude Ciccolella, deux des fondateur.rice.s du festival.
10 films : Doplgenger (Serbie), Suzel Roche (France), Neil Needleman (États-Unis), Guli Silberstein (Angleterre), João Cristovão Leitão (Portugal), Michael Lyons (Japon / Italie), Ann Steuernagel (Etats-Unis), Salise Hughes (Etats-Unis), Fabio Scacchioli & Vincenzo Core (Italie)