Jeudi 10 novembre à partir de 14h : Accueil, Projections, Performances, Discussions, Vernissage

14h J’aime les gens qui doutent (56′)

« J’aime les gens qui doutent,
les gens qui trop écoutent
leur cœur se balancer 
J’aime les gens qui disent
et qui se contredisent
et sans se dénoncer » (A.S.)

#fridaysforoffline (1′ – 2021) / Kuesti F. (Allemagne)
Campagne pour un monde meilleur.

Schrödinger’s cat is (not) dead (0’57 – 2022) / Milica Denkovic (Serbie)
Deux points de vue opposés d’une même situation, pour créer deux réalités alternatives ou mondes parallèles en utilisant l’expérience de pensée du chat de Schrödinger comme concept sous-jacent. Le chat ne peut pas être mort ou vivant en même temps. Et cela crée de la confusion.

Palimpsest (6’05 – 2021) / Mohamed Osman Kilani (Tunisie)
Un nom est un sortilège, et une clé. Si vous savez comment le lire… Le réalisateur explore les différentes strates de son identité cachées entre les lignes de son prénom.

Jardins Paradise (5’24 – 2020) / Yza Nouiga (Canada)
Jardin d’Éden, jardin à la française, anglais, zen, bahai, arabo-islamique, etc. Les jardins sont le reflet de l’histoire, de la culture et de l’héritage. Ils sont l’un des rares endroits où coexistent l’intime, les rencontres, le plaisir et le religieux. Détournement ironique de l’image du jardin en une incarnation de l’Éden Céleste, ce film raconte l’inventivité citoyenne des communautés stigmatisées par l’absence de verdure dans leur quartier et l’apport de la diversité ethnoculturelle sur le paysage urbain.

Kapitola (15′ – 2021) / Francisca Saez Agurto & Pavel Ruzyak & Pulpy Shilpy & Roberto Santaguida (Allemagne)
De vieilles images vidéo d’une fête d’anniversaire sont examinées par un arrière-arrière-petit-neveu qui tente de comprendre cette scène, qu’il n’est pas le premier à trouver embarassante.

Le vacillement des cathédrales (1’24 – 2020) / Lorraine Turci (France)
Des images incertaines, contenant à la fois le sublime et la perte, sont animées dans la vibrance étrange d’une expérience contemplative avec la volonté d’atteindre les battements du monde.

Howe Are You Island? (6’22 – 2020) / Frances Adair Mckenzie & Alisha Piercy (Québec)
Sous forme de fable critique, Howe Are You Island? examine les problèmes résultants de notre mode de vie et se demande quelle connexion avec l’environnement et avec d’autres espèces il sera possible d’établir dans le futur.

Feriado (2’06 – 2021) / Azucena Losana (Mexique)
Les paysages électromagnétiques de São Paulo et de Rio de Janeiro avancent de manière irrégulière, et il est parfois possible de voir ce qui se trouve en-dehors du cadre. L’image est accompagnée par le poème « E se Jesus fosse preto » (Et si Jesus était noir) de Bruno Negrão, qui propose de réinventer certaines de nos croyances les plus profondément enracinées.

Dans la poche de l’univers (9’30 – 2021) / Pierre Villemin (France)
Un récit fait par un homme qui observe des phénomènes. Un personnage étrange avec lequel il entre en contact apparait…

Feu (6’20 – 2022) / Lilas Descottes (France)
Jean et Luc discutent souvenirs, rêves et existences, dans un monde brûlant qui touche à sa fin.

15h30 Le bruit des machines permanent (57′)

« Le bruit des machines permanent
Qui bat, qui bat, qui bat
Battu pour le moment
Je suis tout juste capable
De voir le monde en grand » (M.)

Crystal Mountain (1’45 – 2022) / Chris May (Etats-Unis)
Une œuvre d’art vidéo contemplative qui explore la nature infinie de notre monde. Influencé par le mysticisme oriental, ce paysage numérique génératif est conçu pour attirer le spectateur vers l’intérieur.

[IRVL] (7’59 – 2022) / Elsa Mathilde Muller (France)
Les jeux-vidéo regorgent de dialogues bugués entre PNJs. Je glane et archive ces conversations imprévues, afin de documenter toutes les interactions sociales déroutantes que j’ai pu observer IRL. La narration se construit autour d’un schéma scénique d’attente, ponctué de courtes phrases sans intérêts. Espérer une péripétie quelconque, attendre une intrigue qui tarde à se mettre en place, veiller pour rien.

#MarxwouldhavelovedmeifhehadaFBaccount (6’05 – 2020) / Giuseppe Vincent Giampino (Italie)
L’artiste plie son image au médium de représentation choisi, offrant une subjectivité dispersée et démembrée. Une image jamais unitaire, fruit de la volonté de ne pas faire du corps ; un objet porteur de valeurs intrinsèques ou idéologiques afin de ne pas le soumettre à des expressions de valeurs quantifiables.

Earth’s answer (19’40 – 2021) / Giulia Grossmann (France)
Errant entre le scientifique et le psychédélique, nous suivons le fil des pensées d’un homme qui pourrait tout aussi bien être astrophysicien, archiviste du CERN ou musicien. Dans son parcours mental et sensoriellement graphique, il nous entraîne dans une réflexion sur l’infiniment grand et l’infiniment petit, la mémoire et les machines, l’entropie… et les mondes en formation…

Borers (4’28 – 2022) / Shiyu Tang (Chine)
Dans une société aussi impétueuse et trépidante, que deviendrons-nous lorsque nous considérerons le téléphone portable comme nos oreilles, notre nez, notre bouche et nos yeux, et accepterons les informations sur-emballées ?

Regains (8’01 – 2021) / Théo Revelen-Bernard (France)
Constituées de fragments de fleurs cueillies aux abords de l’atelier et assemblées durant trois ans dans un tableau impressionniste en mouvement, ce travail pictural s’inscrit dans la continuité d’un bricolage quotidien entièrement « fait maison ». Son déroulé (du scanner vers les champs) serait à l’inverse du processus habituel de fabrication d’un objet filmique.

Winning Hearts and Minds (5’55 – 2020) / Lilian Robl (Allemagne)
Référence à la méthode utilisée en stratégie de guerre qui consiste à combattre le camp adverse non pas par la force physique, mais par la manipulation émotionnelle et intellectuelle. Pour la vidéo, j’ai travaillé avec des films d’entraînement de l’armée de l’air américaine des années 1940 et j’ai écrasé leur contenu avec le mien.

Origami (1’51 – 2020) / Maxime Corbeil-Perron (Québec)
L’origami joue avec les perspectives et les dimensions. Fractales et géométrie lumineuse sont ici liquéfiées par le tube cathodique d’un téléviseur piraté.

17h Comme je mords, comme j’aboie (33′)

Programmation dans le cadre de la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence à l’égard des Femmes. Le festival est invité par Solidarité femmes 13 (accompagnement de victimes de violences conjugales et sexuelles)et le CIDFF Phocéen (Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles) qui ont convié 28 organisations marseillaises pour organiser un parcours culturel « J’crains degun » (programme aussi présenté pour les scolaires à la Mairie du 1-7, le 25 novembre)

« Hé toi
Qu’est-ce que tu regardes?
T’as jamais vu une femme qui se bat
Suis-moi
Dans la ville blafarde
Et je te montrerai
Comme je mords, comme j’aboie » (C L)

Brides and Monsters (4’28 – 2021) / Neil Ira Needleman (Etats-Unis)
Pendant des siècles, les hommes ont créé des représentation de la femme idéale. Et, pour des raisons qui me déconcertent, de nombreuses femmes ont accepté cet idéal auquel elles se sont calquées, se rendant esclaves de modes et de tendances ridicules. N’est-il pas temps de mettre un terme à cette folie des films d’horreur ?

Oh qu’elle est belle ! (1’15 – 2016) / Amélie Berrodier (France)
Entourée, une petite fille regarde les adultes se raconter des histoires.

Iranshahr (1′ – 2019) / Mahdi Kamranirad & Mary Moosa (Iran)
Une quarantaine de filles de la ville d’Iranshahr ont été violées et craignent d’en parler, même à leurs familles, qui pourraient les tuer si elles vont voir la police.

Music for waxing (2’14 – 2021) / Giulia Giannola (Italie)
Deux danseuses réalisent un rituel au rythme du tango. Féminité et sensualité rigoureuse, avec un peu d’ironie. 

La fin (1’13 – 2020) / Lamathilde (Canada)
Même dans un monde virtuel très tendre, la fin du patriarcat semble impossible. Un appel à la lutte

Look at you, black sheep! (1’49 – 2022) / Milica Denkovic (Serbie)
Le film reprend les insultes que l’autrice a reçu dans sa vie. Les insultes faisant allusions à la maladie mentale et la dévalorisation du corps basé sur le genre, qui peuvent sensibiliser à la violence verbale. La réalisatrice ne fait pas partie d’un de ses groupes « minoritaires » mais a intégré ces insultes pour ouvrir à ce genre de discrimination.

A requiem for Mary (2’26 – 2021) / Neda Mohseni (Iran)
La guerre assombrit le monde. Elle recouvre toutes les beautés et ensevelit les femmes sous les bottes des soldats…

Don’t Text Your Ex (13’52 – 2021) / Jo Güstin (Canada) 
On n’a pas encore le vaccin contre le chagrin d’amour queer… Mais on a le masque !

A partir de 17h30  Vernissage de l’exposition, Tour Panorama, 5ème étage

20h  Concert-vidéo (45’)

Video Hearings _ Anhörungen – Concert-vidéo par Rochus Aust & le Quintet LTK4 (Allemagne) (45’)
L’oreille ne se lassera pas de regarder, quel que soit ce que vous allez voir. Et l’oeil ne cessera d’écouter. Avec cette pièce, où une trompette de 12 mètres entre en scène, avec Musique Meuble, une intervention collective audio-instrumentale, et le Quintet LTK4, la frontière entre son et vidéo est dépassée. Quintet LTK4 : Rochus Aust, trompette- scénographie / Romain Bodart & Florent Bodart, pianographe – Symbolon / Verena Barié, flûte à bec – réalisation vidéo / Lya Obert, écran 3D – piano préparé