Mercredi 9 novembre à partir de 18h : Projections, Performances, Rencontres

Ouverture des Rencontres internationales à Marseille (du 9 au 12 novembre)

18h Ouverture et discours d’accueil

18h30 Pendant que les champs brûlent (48′)

Les programm’acteur.rice.s (des habitant·e·s de Marseille) ouvrent le festival avec une programmation d’art vidéo qu’iels ont concoctée cette année

« Allumette craquée et tout part en fumée
Pendant que les champs brûlent
J’attends que mes larmes viennent
Et quand la plaine ondule
Que jamais rien ne m’atteigne » (N.)

Cape Mongo (4’54 – 2015) / François Knoetze (Afrique du Sud)
Mongo n. argot. Objet jeté puis récupéré.
Cape Mongo suit l’histoire d’un personnage au cours de son voyage dans la ville du Cap. Chaque personnage Mongo est fabriqué à partir des déchets de la ville – des « créatures poubelles » mythiques qui ont émergé des décharges croissantes de la culture de consommation. La créature revisite les espaces de leurs passés imaginaires – les lieux associés à leur existence matérielle et à la constitution de leurs relations sociales – comme si elle marchait à contre-courant de la ville axée sur la consommation. Le voyage des personnages évoque des images qui évoquent certaines des trajectoires historiques qui ont conduit à l’inégalité endémique et à l’aliénation sociale qui caractérisent le Cap d’aujourd’hui.

Intolerance (2’39 – 2015) / Tessa Ojala (Finlande)
Intolerance raconte l’histoire d’un homme qui pense être intolérant à la beauté du monde. C’est aussi l’histoire d’un isolement, de la peur et du pouvoir de la nature. 

Histoires d’œil (12’46 – 2021) / Pablo-Martin Cordoba (France)
Le questionnement médial sur les images numériques se heurte à l’aspect politique, dont on ne peut plus faire l’économie : à la tradition d’images apprêtées à des fins rhétoriques, s’ajoute de nos jours l’infrastructure physique des dispositifs qui exacerbent de nouvelles formes de biopolitique et de surveillance, en lien avec des nouvelles formes de répression.

Où vas-tu ? (5’ – 2007) / Sylvie Denet (France)
Un cycliste nous entraine dans un travelling à travers la ville. Jusqu’où ira-t-il?

Offre d’emplois (6’ – 2017) / Hélène Matte (Québec)
Outre les quelques milliers d’emplois liés à la construction d’Energie Est, on évalue à trente le nombre d’emplois générés par le projet sur une période de quarante ans. 
Ils disent créer de l’emploi ! Quel travail offrent-ils donc ? 

Appetite (7’27- 2010) / Irena Ristic (Serbie)
Appetite est un court métrage expérimental sur la peur de l’indifférence, sur le manque d’empathie et les moments où il est trop tard, ou simplement quand il n’y a plus de choix, alors une absence de réaction devient le résultat nécessaire de l’impuissance. L’histoire traite du phénomène de l’indifférence forcée et du fossé qui en résulte, le matin où quelqu’un essaie de prendre son petit-déjeuner (et quoi d’autre ?) alors que dans la pièce voisine / l’appartement / la maison / la rue / le quartier / la ville / le pays / le monde / la tête – quelqu’un d’autre demande de l’aide.
Non, non … ne soyez pas strict !Même s’ils le veulent, ils ne peuvent rien faire pour le moment.

El traje (4’23 – 2010) / Abdel de la Campa Escaig (Cuba)
Les journées sans fin d’un père de famille et travailleur, d’un travailleur et d’un père de famille…

Pour Martin Creed (3’29 – 2020) / Michel Amaral & Audrey Barthes (Etats-Unis/France/Portugal)
Pour Martin Creed fait partie de notre projet “S’il vous plaît… Dessine-moi un oeuf !”. Cette série photographique et vidéo propose de revisiter l’histoire de l’art à travers le pastiche de quelques artistes qui ont marqué leur temps et dont les oeuvres ont souvent fait débat. A la fois objet trivial du quotidien et simple aliment, l’oeuf est utilisé ici de manière systématique et décalée comme élément de citation permettant la mise en lumière des spécificités du langage de chacun des artistes représentés. Mais l’oeuf est aussi le symbole de la vie et de la création. 

19h50 Pause apéritive

pendant que Guido’Lu (Belgique) découvrent leur installation a moment à la Salle Seita

20h20 Performance (50’)

ChimesEra#1.3f : L’état de siège,  Promenade Melaselidophobique (retour Mythanalytique et mise en Chaire), procèss de Chimes_Era#1.2 : L’assise du propos, bilan successif aux sacrifices de Chimes_Era#1.1 : La mise au banc.  (50’ – 2022) / Paul Jacques Yves Guilbert (France)

ChimesEra#1.3 en tant qu’entreprise épilo-gisante, est le constant résumé des épisodes précédents. 
Ainsi:
-La chimère Gestalt attend toujours sa chaire. 
-Mickey Mutt, par filtrat de pièce faciale, a rejoint ses rangs.
-Le chimist, ainsi démis, a été hissé au catafalque. 
-Paul Jacques Yves Guilbert se retrouve en caleçon.
Pour cette relecture, et dans un souci de persévérance diégétique, il s’agira de se souvenir que: 
-Une relecture conclusive pour la Gestalt ne saurait se faire sans fondu au noir.
-Tout filtrat induit rétentat.
-La catafalque peut faire skènè (→scène). 
-On n’est pas assis en calesson (→calceus →calx →à pied).
Ainsi se promet la promenade supplique de l’autorat et la revanche mythanalytique* des testubers.  
« Le spectacle [qui « doit continuer »] est dans la salle ».

Allée Seita

21h10 Show audio-vidéo live sur bulle géante (90’)

La Bulle non alignée / Show audio-vidéo live sur bulle géante de Denis Cartet (France)

avec pause gustative

La Bulle Non Alignée est une réflexion, autour du mouvement des pays non alignés. Un mouvement qui depuis sa création prône, l’anti colonialisme, l’anti impérialisme, l’anti racisme, et des rapports géo politiques apaisés. Projetée sur une grande bulle blanche ronde comme le monde, Denis propose une création vidéo live, un geste géo poétique, composée d’archives de musiciens issus de pays non alignés, qu’il mélange avec des images d’archives de la création du mouvement des Non Alignés, des discours d’hommes politiques et des paroles d’écrivains. La Bulle Non Alignée a été sélectionnée en juillet 2022 par le festival d’art vidéo /s:in/ en Palestine. La performance a été jouée à Ramallah, Jérusalem et Bethléem.