Vendredi 21 octobre à 18h et 20h30 : Projections, Discussions

Le Vidéodrome 2 accueille la première étape du 35e Festival Les Instants Vidéo, avec 2 programmations à 18h puis à 20h30.
👉🏽 49 Cours Julien, 13006 Marseille

18h Maintenant, je vois, mais je ne sais pas (49’)

« Et je sais, mais je ne vois pas.
Maintenant, je vois, mais je ne sais pas.
Je sais, mais je ne sais pas.
Maintenant, je sais que tu ne sais pas.
Et je vois que vous ne voyez pas. » (B)

Be Maybe May (11’38 – 2021) / Olivier Jonvaux (France)
Dans une station-service au crépuscule, un chat blanc parcourt son territoire et exprime ses pensées. Son double robotique l’avertit d’un danger et une série d’événements se succèdent où le rêve semble se confondre avec la réalité.

3 fois toi (03’30 – ) /Jean-Louis Accettone (France)
Un visage triple apparaît. Trouble et troublant, le visage en triptyque nous parle de la présence et de l’oubli, de notre enfance, de notre identité. Le personnage nous emmène vers un monde onirique, intime et poétique.

Les corps dansants (5’42 – 2019) / Elisa Monteil, La Fille Renne, Laure Giappiconi (France)
Les corps dansants est une ode joyeuse et sexuelle à la sororité.

Run version vertical (5′ – 2019) / Stuart Pound (Angleterre)
Le clip source est tiré d’un film culte de science-fiction où le monde est littéralement tourné sur le côté. La piste audio est coupée avec l’image en mouvement et superposée 5 fois les pistes de parole et d’effets réverbérantes.

Bunker (6’52 – 2022) / Isabel Pérez del Pulgar (France)
Le bunker forme un écosystème en soi. Un espace fortifié et protégé face à un extérieur ouvert et précaire. Un système avec ses propres règles et règlements qui se nourrit de l’extérieur qui l’entoure et le domine. Un engrenage défectueux.

Lucina Annulata (4’12 – 2021) / Charlotte Clermont (Québec)
Ensoleillé. Des séquences sémantiques guident le regard, un regard qui se trouve parfois soulevé, propulsé vers le bas, ensuite trop haut ou immobile devant un plan méconnaissable et pourtant si familier. Les images, liées par des échos de palettes chromatiques et de calques linéaires, défilent au rythme d’une voix qui rappelle une incantation. Sacré.

Until I remember a dream I had before (1’42 – 2019) / Santiago Colombo Migliorero (Argentine)
Nous ne pouvons pas accéder à nos rêves directement. Seulement ce dont nous nous souvenons en rêvant éveillé. En y ajoutant de la narration et du sens à ce qui était, au départ, multiple et simultané, les images et les évocations deviennent signifiantes. La référence première se perd au fur et à mesure que de nouvelles références apparaissent.

Sang Titre (10’ – 2019) / Jean-Luc Godard (Suisse)
Ce film fut envoyé par Godard comme une adresse au public palestinien pour la biennale /si:n/. La dernière phrase du film, prononcée par le réalisateur, a résonné dans le cœur des Palestiniens qui résistent inlassablement à l’Occupation depuis 1948 : « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni davantage de réussir pour persévérer ».

20h30 Comme une boule de flipper (57’)

« Et j’vis comme une boule de flipper qui roule
Capitaine d’un bateau chanteur, tu coules » (CC)

Monstera (12’24 – 2021) / Vera Chotzoglou (Grèce)
La Monstera deliciosa, une plante tropicale à l’origine, devient le symbole de notre nouvelle expérience d’internement. […] Dans ce champ du désir, de la réalité, de la lutte, de la mémoire et de l’attente, une toute nouvelle perception de l’existence est en train d’émerger. La tension accumulée, que l’état d’emprise a emporté, conduit à la préparation persistante des corps à la lutte et à l’écrasement. Une « chronique d’expédition », sur ce contexte totalement inédit. (Pavlina Kyrkou)

MSSM (0’42 – 2022) / Ignazio Fabio Mazzola (Italie)
L’école préfabriquée de Maurizio Sacripanti, conçue en 1969 pour la ville de Molfetta, se transforme en un film assourdissant. Une interprétation animée d’une section du bâtiment : les trous, les panneaux et les couches du projet se transforment en un rythme mécanique, mais le son d’une cloche altère la logique du système.

Camile (10’06 – 2021) / Feb Yifei Xie (Chine)
J’espère faire entrevoir la tentation, la peur et le désir des individus à identité féminine, contre le pouvoir central du genre, à travers la réorganisation du dialogue privé et les comportements quotidiens en retrait.

French poem 4 : Politics (2’54 – 2018) / Mathias Richard (France)
Vidéo ultra-rapide et frontale créée par le poète et performeur Mathias Richard. Le texte prononcé est fait à partir de paroles et refrains de tubes anglophones. L’accent est porté sur un montage précis et complexe qui produit un rythme, un vertige, une chorégraphie tourbillonnante.

Interloop Meaning Lies Inter/views /Loves (12’54 – 2018) Paul Jacques Yves Guilbert (Belgique)
« C’est une interview virtuelle avec des gribouillis augmentés, c’est totalement « méta », ça traite du sens, de la tropical house, du slow mix, de la pop et des tapis rouges. » ¹ « Qu’est-ce que tu veux dire ? » ² « C’est une question qui risque de rester à jamais sans réponse… sans doute parce qu’il n’y a jamais eu de question, cette question peut rester à jamais suspendue, à jamais interrogative, comme reste à jamais interrogatif le pourquoi ? » ³ [¹ Le Chimiste in Introduction à Hannah, 2018. ² Justin Bieber dans Purpose, 2015. ³ Vladimir Jankélévitch dans La Musique et l’Ineffable, 1961].

Infinity (6′ – 2021) / Milan Zulic (Suisse)
J’ai trouvé la mer · Un océan sans limites · J’ai ouvert un trésor sans fin · Ses joyaux flamboient de l’éclat de mille mille soleils, · Et ils flamboient ici, dans mon âme · Du coup · Sans aucun effort de ma part · J’ai entendu le secret éternel · J’ai appris à connaître Dieu · Ici, dans ma vie, s’est épanouie · La fleur de l’union parfaite.

Genderfluid (6’43 – 2021) / La Fille Renne, Laure Giappiconi, Elisa Monteil (France)
Fluidité de genre et de désir. C’est une histoire poétique, entre le fantasme et la réalité, sur le désir lorsque l’on est non-binaire, et que notre corps et notre sexe ne correspondent pas toujours avec ce que l’on veut être, et ce que l’on veut faire, durant un rapport sexuel. Le·a narateurice est obsédé·e par le fait de baiser des filles avec sa queue, mais possède une vulve ; et la réalité, avec une queue-prothèse, reste moins excitante que le fantasme.

Unsound (3’54 – 2019) / Vivian Ostrovsky (USA)
Un Russe peut dire : « J’entends l’odeur… » Un maestro a une vision de ce à quoi devrait ressembler une symphonie. Dans un film muet, comment faire voir le son au spectateur ? Un assemblage vif et bruyant d’images d’archives et contemporaines méditant sur le passé et la présence de l’audio du film.

Death of a Film (1’43 – 2016) / Jacob Maximillian Baron (USA)
Un bout de film 16mm se présente elle-même.

1 Installation Vidéo
du 21/10 au 25/11 (18h à 22h)

Deepdreamtrip (15’00 – 2022 ) / Argentino Mazzarulli (Italie)
Un voyage où les images créées de manière autonome par des algorithmes d’IA simulent des rêves cérébraux pilotés par de simples entrées textuelles. Ces visuels sont comme des fractales entrainant une plongée infinie dans les images, comme si il s’agissait de pensées sans fin, de pensées artificielles infinies.