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Festival : les expositions à Marseille

Festival : les expositions à Marseille

Photo : Unnatural selection / Van Mc Elwee (USA)

Cette année, plus de 20 installations sont présentées à Marseille, à la Friche la Belle de Mai, un espace de 600 m2 dédié à l’art contemporain, et dans deux galeries populaires éphémères, l’ADPEI et le SARA Logissol qui travaillent toutes les deux dans le champs du social.

Ce qui nous a réunit il y a quelques années avec l’ADPEI et le SARA Logissol, c’est une volonté de sortir de l’entre-soi, de briser les frontières, en nous ouvrant à un partenariat de la relation humaine, de la rencontre, du partage. Ce que nous recherchons c’est de permettre à l’art d’exister dans nos vies, là où nous travaillons, où nous habitons, où nous affirmons notre existence. L’art devient alors un territoire où il est possible d’habiter le monde et soi-même activement. Il est un espace où des rencontres peuvent s’effectuer, un espace pour recevoir, pour entendre d’autres conceptions sensibles et intelligentes du monde.

ADPEI 18 bd Flammarion – 1er
ANNULÉ

L’autre rive / François Vogel (France)
Un homme sur une embarcation entreprend de traverser la rivière. Au fur et à mesure de sa lente progression, le spectateur peut observer l’image qui se décompose puis se recompose. L’homme semble toujours s’approcher de l’autre rive sans jamais l’atteindre.

L’autre rive / François Vogel (France)

L’ Ouvert (36’ – 2020) / Fatima Bianchi (Italie – France) 
L’Ouvert, c’est l’espace de l’infini qui n’est pas entravé par la hantise de la mort, animé qu’il est par un souffle pérenne. La notion de l’Ouvert vient de Hölderlin, et Rilke l’a reprise. Rilke nous invite à ne pas nous accrocher à un seul versant de la vie, et à nous situer au cœur du double royaume de la vie et de la mort. C’est alors que nous participons au devenir du courant éternel qui transcende le temps. A partir de récits intimes recueillis auprès de plusieurs femmes sur leur accouchement, Fatima Bianchi est partie à la recherche de l’Ouvert.

Les nuances du gris (22’ – 2020) / Maëlie Guillerm (France)
Zeus désire Europe, il décide de l’enlever. Les représentations masculines du mythe s’opposent au ressenti des femmes. Plusieurs personnages, réels et fictifs, questionnent les nuances de la zone grise du consentement. 

Les nuances du gris (22’ – 2020) / Maëlie Guillerm (France)

SARA Logisol 33 Rue Sénac – 1er
ANNULÉ

Dancing Painting (2019) / Dasha Lyubimova (Kazakhstan)
Mon projet est d’observer quelques célèbres tableaux de Maitres depuis l’intérieur du cadre, en me rapprochant de l’humain qu’ils contiennent. J’ai essayé de faire connaissance avec les personnages, d’imaginer leurs histoires, parfois drôles, ordinaires ou cruciales, parfois soulevant quelques questions un tant soit peu philosophiques. Je suis certaine que chaque spectateur.rice trouvera dans ces tableaux une partie de lui/elle-même. Ces vidéo s’inscrivent dans un projet que j’ai nommé « le langage de la danse ».

Dancing Painting (2019) / Dasha Lyubimova (Russie – Kazakhstan)

Friche la Belle de Mai Tour 5e étage – 41 rue Jobin – 3e
REPORTÉ

En 1965, l’artiste surréaliste Jean Benoît déambulait vêtu d’un costume de nécrophile sur le dos duquel se lisait Mort, la vie te guette ! Aujourd’hui plus que jamais, l’humanité est sommée de tempérer ses ardeurs car le pire la menace (chômage, réchauffement climatique, attentats, virus…). Les artistes renversent la table de la fatalité. 17 installations vidéo pour prendre en mains nos désirs et nos libertés. 

De-Projection (23’17 – 2019/20) / Laurie Joly (France)
De-Projection part du rapprochement fait entre la Terre, fertile et nourricière, et les femmes du point de vue des fonctions biologiques de reproduction et de lactation, d’où s’opère un glissement de la Nature au « naturel ». Ce travail fait appel au souffle, celui de l’artiste, pour annihiler ce rapprochement, se jouant du poids des projections par la légèreté du processus de dé-projection. Il forme une tentative d’effacement des projections genrées, normées et normatives, qui enferment les femmes dans des fonctions biologiques, leur attribuent des rôles figés dans la société et leur imposent des impératifs.

Boots and Beret (5’31 – 2018) / Khaled Jarrar (Palestine)
Une oeuvre performative pour déconstruire le stéréotype du corps masculin et viril au sein de l’institution militaire. L’artiste dénonce aussi le fait que les groupes de résistance populaire qui servirent de modèle à l’autorité actuelle entretenaient eux-aussi le mythe d’un corps de champion nécessairement viril, en totale contradiction avec la volonté de libérer les corps. 

Endless Landscapes (2020) / Nicolas Clauss (France)
Entre photographie, image en mouvement, documentaire et arts visuels, Endless Landscapes est une série de pièces vidéographiques mettant en scène des groupes, des foules, des scènes de la vie quotidienne filmées dans l’espace public. Dans ces pièces un très court instant, d’une à quatre secondes, est exploré dans le temps et dans l’espace. La vidéo y devient un paysage en mouvement, sans début ni fin, où la temporalité est dilatée, où l’image filmée s’éloigne de sa direction première pour s’aventurer vers d’autres possibles. L’exploration de l’image qui s’appuie sur le hasard algorithmique donne de nouvelles interprétation, un nouveau statut à ce qui a été filmé.

[SELF]INSERTIONs: Hands dialogue (3’30 – 2020) / Lisi Prada & Jose Cruzio (Portugal)
Le Soi – en tant que représentation la plus profonde de soi-même – et son désir intense de s’imprégner de l’expression et du langage de l’Autre, enflamment le projet [SELF]INSERTIONs, comme une autre vision intempestive. Il ne s’agit pas d’un simple ajout mais plutôt d’une approche particulière du potentiel de l’artiste en tant que partie intégrante du travail de l’Autre et de son propre monde. La vidéo et le son comme médias les plus évidents se combinent dans cette nouvelle œuvre.

La Lune (7’ – 1985) / Jean-Paul Fargier (France)
Michel Piccoli lit les premières pages d’un texte de Victor Hugo intitulé Le Promontoire du songe, réédité en 2012 avec une préface d’Annie Lebrun. Dans ce texte, Hugo décrit ses sensations à la vue de la lune grossie 400 fois grâce au télescope de l’observatoire de Paris. Ses visions le conduisent à une médiation sur les rapports du Rêve, du Réel et de la Poésie.

L’émission invisible ( 2020) / Alain Bourges (France)
C′était en 1954 sur la radio nationale. Sacha Guitry y faisait la leçon. Une formidable leçon au travers de cent œuvres tirées de l′histoire de l′Art. L′émission s′appelait Cent Merveilles. C’était aussi le titre du livre illustré par les œuvres évoquées par Guitry. Avec le son de la voix de Guitry radiodiffusé et les images du livre sous les yeux, vous étiez comme à la télévision. Guitry a inventé la télévision sans télévision. L′émission invisible est née d′une offre de Daniel Arnaison, artiste et collaborateur de Radio Résonance, une radio du Cher. Je l′ai conçue comme une émission de télévision dont les images seraient ce que les auditeurs choisiraient de se mettre sous les yeux tout en l′écoutant. Le paysage vu par leur fenêtre, un livre illustré, une exposition,… Elle est réalisé sans aucun moyen radiophonique, ni studio, ni ingénieur du son, et elle est montée sur un logiciel de montage vidéo.

Icemeltland Park (39’ – 2020) / Liliana Colombo (Italie / GB)
Un parc d’attractions conçu pour les familles, les couples, les ami.e.s et toutes celles et ceux qui souhaitent le visiter. Vous ne savez pas où partir en vacances ? Ou vous n’êtes pas sûr.e de comment vous voulez profiter de votre lune de miel ? Venez à Icemeltland Park, vous ne le regretterez pas !

Icemeltland Park (39’ – 2020) / Liliana Colombo (Italie / GB)

Nous n’avons plus sommeil (4’28 – 2020) / Théo Chikhi (France)
Nous n’avons plus sommeil présente l’ascension d’un personnage sur une montagne, se questionnant sur sa propre condition et celle du monde qui l’entoure. Née, enfermée sur une île virtuelle, cette femme réalise la vanité de chacune de ses actions. Dans ce monde simulé, le plus cruel, le plus impossible des gestes devient quotidien, routinier, ennuyeux. S’ennuyer de la mort, c’est ôter le sens de la vie. La femme nomme alors ce qui lui manque le plus, ce qui est absent de cette île de tout les possibles : l’existence à travers le regard d’un autre. Elle rêve de compagnie face à la toute puissance calme de la nature, comme cet océan virtuel à qui elle fait face, que les avatars comme elle ne pourront jamais traverser.

Open (6’06 – 2016) / Leila Bergougnoux & Magali Benvenuti (France) 
Deux femmes et une ville-univers, Berlin. De la vidéo et de la danse. Que se passe-t-il quand le dedans et le dehors se confrontent ? Quand une intimité féminine jusqu’ici confinée s’affirme face à la froideur bleutée de l’espace urbain ? Danse ou performance. Monde sonore fantasmé ou réel. Ce film nous dit peut-être quelque chose de ce qu’est l’espace public, du droit de regard qu’ont les hommes sur les présences féminines.

Open (6’06 – 2016) / Leila Bergougnoux & Magali Benvenuti (France) 

Re-open (6’54 – 2016) / Leïla Bergougnoux & Magali Benvenuti (France)
Cette vidéo “re-open” est la seconde partie de la vidéo “open”. Nous avons eu quelques soucis avec des adolescents lors du tournage dans la rue. Nous avons finalement décidé de garder cette version avec les dialogues. Elle nous paraissait pertinente, pour questionner la place de la femme dans l’espace public, la sexualisation du corps nu et la notion de performance.

Leda et le cygne (11’17 – 2019) / Susan Silas (Hongrie – USA)
Le postulat est simple. Moi, l’artiste et un cygne mâle sont réunis dans une pièce pour voir ce qu’il va se passer. Une œuvre inspirée de la mythologie grecque : la séduction (ou le viol) de Leda (qui était mariée) par Zeus. Cette vidéo est la suite de mon exploration des thèmes classiques de la mythologie et notamment desquestions liées à l’incarnation.

Les douleurs sont derrière nous (7’40 – 2020) / Peachey & Mosig (Australie)
Organisé comme un ensemble de mouvements, The Sorrows are behind us analyse la tension entre le temps géologique et les schémas à l’échelle humaine. Peachey et Mosig se déplacent, avec leurs enfants, à travers une série de paysages en tentant de comprendre des temporalités très différentes de leur vie quotidienne. Cette perspective, ainsi que la façon dont ils envisagent les relations entre l’homme et l’environnement, les aident à se sentir proches l’un de l’autre et du déroulement de l’histoire de l’humanité. Leur communion avec les forces élémentaires sert d’actes de guérison dans le cadre d’une époque assombrie par l’incertitude.

Les douleurs sont derrière nous (7’40 – 2020) / Peachey & Mosig (Australie)

Emerald Green (14’07 – 2016) / Carolin Koss (Allemagne / Finlande) 
Une installation qui présente un monde dystopique, où la nature est en voie d’extinction, l’air respirable est devenu rare et le soleil a disparu à cause de l’exploitation des ressources naturelles et de la défaillance humaine. L’accent est mis sur 3 personnes qui tentent de survivre en s’échappant dans leur subconscient pour re-imaginer et re-bâtir ce monde pollué dans lequel il.elle.s vivent.

Emerald Green (14’07 – 2016) / Carolin Koss (Allemagne / Finlande) 

Hommage à Alessandro Amaducci (50’50) (Italie) / Une proposition de Maurizio Marco Tozzi (Festival Over the Real de Lucca, italie).
Alessandro Amaducci est l’un des artistes italiens les plus représentatifs de la scène internationale des arts contemporains, avec une vision des plus innovantes des relations entre l’art et les nouvelles technologies (œuvres audiovisuelles monobandes, , installations vidéo, documentaires, vidéoclips, spectacles multimédias). Nombre de ses œuvres veulent suggérer l’envie d’entrer directement à l’intérieur d’une sorte d’inconscient électronique, dans une caverne d’ombre contaminée par les nouvelles technologies, où surgissent des fantômes vivants d’images, des formes archétypales, mais aussi des clichés « inattendus » de l’univers d’Internet, des figures qui flottent dans la mer du Net que nous recherchons et que nous téléchargeons sans souvent savoir pourquoi.
Video selection : Not with a Bang, 2008, 5’12 / Future(ism), 2013, 2’30 /Electric Self, 2006/2016, 4’00 / Discussion on Death, 2006/2018, 6’00 / Fear of Me, 2008/2017, 6’00 / Pagan Inner, 2010, 6’30 / Black Data, 2012, 4’00 / In the Cave (of technology), 2013, 5’38 / I Am Your Database, 2014, 3’53 / Post Rebis, 2016, 3’39 / Shedding, 2010/2018, 7’00

Unnatural selection (26’30 – 2019) / Van Mc Elwee (USA)
Membranes fragiles, frontières poreuses, tissu (dis)conjonctif, tuyauterie éthérée.

Balans (20’15 – 2020) / Dragana Žarevac (Serbie)
Au terme de 40 années de travail, Dragana Žarevac a sélectionné trois premières performances à rejouer et à enregistrer. Ces performances ont été finalisées de novembre 1979 à avril 1986 au Centre Culturel Étudiant de Belgrade et à la Galerie ŠKUC de Ljubljana. À partir de ses archives personnelles – dessins et textes – Žarevac aborde les archives comme des partitions, comme une série d’indices et de directions pour revivre les situations de performance. En collaboration avec la conservatrice Sladjana Petrovic Varagic et en retournant aux mêmes endroits où les performances ont été initialement exécutées, Žarevac passe en revue ses points de départ artistiques et leur élaboration dans le temps. Simultanément, les performances sont re-contextualisées dans l’espace de nouveaux états et institutions qui ont changé.

Balans (20’15 – 2020) / Dragana Žarevac (Serbie)

Élongations (2015) / François Vogel (France)
Elongations nous montre une vision singulière de la ville. Passants et voitures semblent pris au piège à l’intérieur d’un paysage urbain qui s’étire à l’infini jusqu’à l’abstraction. François Vogel, en habile manipulateur d’images, soumet notre regard à de nouvelles lois pour nous amener avec humour et poésie dans un autre champ de vision, un champ de vision où le temps et l’espace s’entremêlent. Cette installation est constituées à l’origine par longue bande de douze écrans dont les images fusionnent et se séparent au rythme de déformations spatio-temporelles. La version présentée ici est une version réduite qui condense les douze écrans en une seule projection.

Biblion (13’31 – 2019) / Saara Ekström & Eero Tammi (Finlande)
Biblion est une étude poétique sur le livre en tant que média et objet culturel. Une atmosphère nocturne ouvre le chemin à un univers onirique, où il n’est pas nécessaire de lire, et où les livres rêvent de leur propre disparition.

Biblion (13’31 – 2019) / Saara Ekström & Eero Tammi (Finlande)

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