"Chant silencieux" d'Agnès Quillet

50 ans : 1ere étape en fevrier à Tokyo
D’une part, nous nous intéressons au Japon d’un point de vue historique. Il nous semble qu’ouvrir cette célébration dans le pays où fut fabriquée la première caméra vidéo légère (le Portapack de Sony) est symboliquement très fort. Nous savons tous combien fut déterminante cette invention technologique dans la carrière du pionnier de l’art vidéo, Nam June Paik, qui l’utilisa aux USA dès 1965. Cependant, selon nous, il est important de rappeler que le Japon n’a pas seulement inventé une technologie, mais qu’il fut aussi très tôt un vivier d’artistes de très grande qualité à partir du début des années 70 avec la fondation du groupe « Vidéo Hiroba », l’organisation (avec Sony) de la première grande exposition à Ginza : « Do it yourself kit », dans le Sony Building… Nous avons lu que la société Thompson déclarait à la même époque : “Nous ne croyons pas au développement de la vidéo légère”. Pourquoi Sony a-t-il cru en cette invention ? La société Sony avait-elle envisagée que des artistes s’en empareraient ? Peut-être que l’ingénieur de Sony qui l’a fabriqué est encore vivant ? Peut-être que Sony a des archives ?

D’autre part, les liens des Instants Video avec le Japon ne datent pas d’hier. Depuis toujours des oeuvres vidéo d’artistes japonais sont présentées lors du festival des Instants Vidéo. En février 2012, nous avons eu la chance de rencontrer deux personnes importantes qui nous ont donné un autre éclairage sur l’art vidéo japonais, Hirofumi Sakamaoto, historien des arts multimédia et Kentaro Taki, artiste et membre du VCT (Video Center of Tokyo), qui nous ont fait découvrir toute la richesse de cet art, grâce notamment à deux DVD: “Vital Signals Early Japanese video art” in the frame of Electronic Arts Intermix (New York), un commissariat de Hirofumi Sakamato, “Kikai de Mirukoto : Eye Machine/Seeing by chance. The pioneers of Japaneses Video art” de Kentaro Taki. Enfin, notre rencontre avec l’Institut Franco-Japonais fut déterminante et nous nous sommes associé à leur évènement Digital choc V2.0 : Territoires numériques pour célébrer les arts vidéo. lien

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Lundi 18 février au Cinemart
– programmation “Art vidéo et Méditerranée” et rencontre dans le cadre du Japan Media Arts Festival.

Mardi 19 février à l’Institut Franco-Japonais de Tokyo
– programmation
– table ronde avec Ko Nakajima, Michael Goldberg, Kentaro Taki, Sakamoto Hirofumi et Marc Mercier : D’où vient l’art vidéo ? Où en est l’art vidéo ? Où va l’art vidéo ?

Mercredi 20 février à l’Institut Franco-Japonais de Tokyo (Espace Image)
– projection 1 ” La création vidéo internationale”
– projection 2 “Regards d’ailleurs sur le Japon” et rencontre avec Kawai Masayuki

Jeudi 21 février à l’Apple Store à Ginza
– programmation “Le sud de la création vidéo”

Du 18 février au 3 mars 2013 à l’Institut Franco-Japonais de Tokyo
4 installations video : Yama de Claudia Larcher, Fès (vidéographie aléatoire #01) et Flyingpuppet de Nicolas Clauss, Taburen de Pascal Lièvre.

Art vidéo et Méditerranée
Les faiseurs de pluie de Mounir Fatmi (Maroc, 2004) 6’
Dansons de Zoulikha Bouabdellah (Algérie/France, 2003) 5’58
The monoconcept de Nisrine Boukhari (Syrie, 2008) 5’40
Resonances de Ismail Bahri (Tunisie, 2008) 7’
Chic point (Fashion for israeli checkpoints) de Sharif Waked (Palestine, 2003) 7’
Damage de Rania Stephan (Liban, 2009) 2’
Corrida urbaine de Marc Mercier (France, 2008) 3’15
Statement de Lucia Ahmad (Palestine, 2012) 1’59
Rico in the night de Mohanad Yaqubi (Palestine/Belgique, 2007) 8’10
Exit de Mohanad Yaqubi (Palestine, 2009) 10’

Pour la table ronde
Videoflashs de Michel Jaffrennou et Patrick Bousquet (France, 1982) 8’
Dog duet de William Wegman (USA, 1975) 2’38
Dog duet de Pascal Lièvre (France, 2009) 2’59
Solo de Robert Cahen (France,1989) 4’
Répons de Marylène Negro (France, 2009) 3’20
Kolo de Natacha Paganelli (France, 2009) 9’
Totinouï de Marc Mercier (France, 2007) 13

Regards d’ailleurs sur le Japon
Nijuman No Borei (200 000 fantômes) de Jean-Gabriel Périot
Gengo de Pascal Lièvre et Stéphen Sarrazin 2009 4’41
みみがキュッとなる (Ears are Dazzled, touched by sound) de Amanda Belantara (USA, 2009) 20’
Atome Japon 2002 de François R (France, 2004) 14’21
Corps flottants de Robert Cahen (France, 1997) 13’
Momoshima or the possibility of an island de Collectif_Fact (Suisse, 2012) 13’45

Le sud de la création vidéo

Plastic magnetic de Sofi Urbani (France, 2012) 3’
Corrida entrevue de Marie Herbreteau (France, 2008) 17’
Depressive fighter 1 & 2 de eKrim (France, 2003) 4’50
Dérive de Inés Wickmann (France/Colombie, 2010) 6’54
Chant silencieux de Agnès Quillet (France, 2011) 5’38
Plumerage de Giney Ayme (France, 2006) 3’
Le rêve de cachalot de François Lejault (France, 2001) 7’13
The Road That White Men Tread de Samuel Bester (France, 2008) 3’
IPS de Dominique Comtat (France, 2010)

La création vidéo internationale

The Great Suds your Duds Robbery de Ira Schneider (USA, 1963) 3’30
Glucose de Mihai Grecu et Thibault Gleize (Roumanie/France, 2012) 7’18
(In) de Mikko Kallinen (Finlande, 2011) 6’56
Link de Nelly-Eve Rajotte (Québec, 2009) 2’
At the museum de Susanne Wiegner (Allemagne, 2012) 3
Zindan de Shaarbek Amankul (Kirghizstan, 2007) 6’20
Combo de Max Philipp Schmid (Suisse,1995) 7’
五行 :《火》(Wu Xing : huo) de Jac Min (Singapour, 2011) 3’36
Displacement de Liliana Resnick (Croatie, 2012) 7’20
Traces of Places de Roddy Simpson (Ecosse, 2011) 10’