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Exp(l)osition d’installations vidéo

Exp(l)osition d’installations vidéo

Propos scénographiques
C’est une des singularités fortes de l’art vidéo : prendre ses aises et ses ailes dans l’espace. Les pionniers de cet art avaient des ambitions démesurées : tout réinventer ! La télévision, le cinéma, la sculpture, la peinture, le récit, le montage, le son, en s’emparant des outils de la technique pour mieux servir un désir omniprésent : la libération du langage.
Les œuvres que nous avons choisies de montrer pour ce cinquantenaire ne sont pas ici pour rouler des mécaniques (électroniques ou numériques). Elles n’exhibent pas leurs dessous pour satisfaire les érections du marché de l’art. Elles murmurent quelque chose des époques et des territoires qui les ont vues naître. Même si ces expressions peuvent parfois prendre l’air d’un cri.
Nous avons considéré cette trentaine d’œuvres comme des formes qui pensent. Or penser, c’est rapprocher des idées, des images, des sons, des formes. C’est pourquoi nous avons (avec Samuel Bester) pris soin de ne pas les compartimenter, osant parfois prendre le risque d’une collusion malvenue. Nous pensons que le jeu en vaut la chandelle. Mieux qu’une exposition, il s’agit d’un congrès où ces constructions pourront entrer en résonance par des jeux d’associations inattendues que le visiteur pourra opérer. Un peu comme dans un film de Godard (il aurait eu sa place ici) qui fait dire à Marie-Claude Loiselle (rédactrice en chef de la revue 24 images) : « C’est de cette constellation d’éléments souvent sans lien apparent que surgit une vérité qui se cristallise au-delà de toute réflexion discursive ».
Nous avons invité ces œuvres pour marquer le coup, celui du cinquantenaire et celui du tonnerre dans un monde effrayé par son avenir. Nous invitons les visiteurs à faire un tour du monde des arts vidéo, non pas en touriste mais en voyageur des temps et des espaces. Il croisera (le regard ou le fer) des œuvres qui ont marqué leur temps, et d’autres qui inventent celui qui se déroule sous ses pas incertains.
D’autres auraient eu leur place ici. Notre démarche n’est pas encyclopédique. Nous claudiquons sensiblement dans une forêt d’incertitudes, en gardant au cœur le rêve de devenir oiseaux du tonnerre.
28 installations sont réparties sur six espaces de la Friche la Belle de Mai.
Plus 3 échappées-belles dans la vitrine de l’Espace Culture et à la Gare Franche, et à Oran.
Marc Mercier

 

Dominik Barbier (France)

Dominik Barbier (France)

 

CARTONNERIE / 7 au 11 novembre / 14 à 23h

Export cars to mars (2013) – Rochus AUST – Allemagne
Combien de visions tolère le monde, et quel avenir voulons-nous exiger de lui ?
Combien de visions désire le monde, et quel avenir pouvons-nous exiger de lui ?
De combien de visions a besoin le monde, et quel avenir avons-nous le droit d’exiger de lui ?
Les visions lauréates, venues des quatre continents, livreront leurs réponses par une installation simultanée, au cours d’une joute qui se déroulera devant les observateurs et les membres du jury international.

Working title in progress (2009) – Roland BALADI – France
Une couche de type fumerie d’opium, 
une programmation vidéo dans un ordinateur portable,
 et une aquarelle.

Looking for listening (1977) – Michele SAMBIN – Italie
Video performance pour corps, caméra, télévision et violoncelle.
A l’origine de cette installation, une vidéo-performance musicale créée en octobre 1977 pour la Biennale de Venise, dans le cadre de Aritsti e videotapes, dirigée par Maria Gloria Bicocchi – l’une des premières personnes en Italie à s’intéresser aux nouveaux média en tant qu’objets / outils artistiques.
La décision de re-créer (ou re-jouer) à Marseille en 2013 Looking for listening est possible du fait que les images d’origines furent numérisées en 2011 grâce à la Camera Ottica de l’Université d’Udine.
La sauvegarde numérique de ces images est devenue une référence pour les chercheurs qui souhaitent mettre au point une méthodologie d’analyse d’œuvres « éphémères » telle que la performance. Par ailleurs, ce travail révèle le risque d’obsolescence des œuvres sur support magnétique.
Cet archivage et un interview de l’artiste ont permis de reconstituer l’histoire de cette œuvre depuis sa création jusqu’à nos jours, vérifiant la fluidité de la forme passant d’une prévalence performative à une installation exclusive.
Après avoir identifier les différentes formes archivées, il a été décidé de ré-exécuter la performance dans sa version de 1977, pour ensuite exposer Looking for listening sous sa forme d’installation, mettant en évidence le temps qui s’est écoulé entre les deux versions en comparant les deux âges de l’artiste.
L’interprétation de l’œuvre tiendra compte du contexte historique dans lequel travaille Sambin et sa nature hautement interdisciplinaire : son intérêt pour la musique expérimentale (l’Ecole de New York, la musique répétitive, le jazz…), notamment sous ses aspects performatifs ; ainsi que pour le cinéma underground italien et le mouvement Fluxus.
L’artiste joue sur la possibilité d’une extension de son corps rendue possible par la diffusion en direct de son image sur les trois moniteurs, et créé une composition musicale originale à partir de l’exploration de sons singuliers de son corps, d’un violoncelle et d’un saxophone. La bande vidéo magnétique sert de support pour l’exécution de cette œuvre, l’image devient une partition, et la caméra un instrument pour « jouer » les images. (Lisa Parolo)

Cyclope (2012) – Jean-Pierre SENELIER – France
Cyclope est une petite installation de 40cm de haut qui nous regarde !!!

Cyclope - Jean-Pierre Senelier (France)

Cyclope – Jean-Pierre Senelier (France)

 

PETIT THÉÂTRE / 7 au 17 novembre / 13 à 19h

The Ghost of Happiness (2011) – Max-Philipp SCHMID – Suisse
Un homme et une femme dans une grande étreinte. Le téléviseur montre un couple qui danse dans une comédie musicale hollywoodienne. L’homme et la femme tentent de les suivre mais leurs mouvements sont raides et leurs pieds lourds, comme s’ils étaient soumis à une force gravitationnelle de plus. Pris au piège des stéréotypes, ils essaient encore et encore, mais leur persévérance prive complètement leur danse de la légèreté de l’original. Il ne reste que l’ombre triste de l’échec sur leurs visages épuisés.
Une proposition de White Frame (Suisse).

SALLE SEITA / 7 au 17 novembre / 13 à 19h

Sol / Salt (2012) – Toni MESTROVIC – Croatie
Cette installation prend appui sur les histoires des anciens de Dalmatie, où il est question de pauvreté et de collecte du sel de mer sur les côtes rocheuses des îles de l’Est Adriatique. Les Républiques de Dubrovnik et de Venise, qui dans le passé dominaient les pays de l’Est Adriatique, avaient le monopole total de la production et du commerce du sel, déclarant la collecte du sel comme illégale, même pour la population locale et les pêcheurs.

Sol - Toni Mestrovic (Croatia)

Sol – Toni Mestrovic (Croatia)

 

STUDIO / 7 au 17 novembre / 13 à 19h

Éclipse (1999) – Richard SKRYZAK – France
L’installation vidéo « Eclipse » met en jeu deux images fortes et récurrentes de son univers poétique et vidéographique, la lune et la bougie. Elle rend ainsi hommage à deux œuvres majeures de Nam June Paik, « The moon is the oldest TV » et «Candle TV ». Il s’agit donc de penser l’éclipse comme mouvement de transition, de rencontre et de passage. D’une génération à une autre. D’une histoire à une autre. D’un vidé-astre à un autre…

Invisible places the Vast White (2008) – Marianne STRAPATSAKIS – Grèce
Le sujet de cette installation en 2 parties est la mort. La première partie renvoie à l’existence matérielle et l’autre à l’immatériel. Ce qui domine dans la première partie, c’est le rectangle et dans la deuxième le cercle. On dirait qu’à la première correspond le «créé», la Terre, et à la deuxième le «créateur», le Ciel. La mort se présente dans cette installation comme le passage dans une vie différente, celle de l’espace immatériel et aérien.

Les aurores cathodiques (2007- 2011) – Sofi URBANI – France
Dans le téléviseur cosmique, l’énergie provient du vent solaire et sert à accélérer les électrons et les protons dans la magnétosphère. Les particules sont ensuite guidées par le champ magnétique terrestre jusqu’à ce qu’elles se précipitent dans la haute atmosphère et produisent des aurores boréales. Les spécialistes des aurores boréales précisent souvent que cette analogie avec un téléviseur va encore plus loin : la tension d’accélération, autant dans les aurores boréales que dans les téléviseurs, se situe autour de 20 000 volts.

 

TOUR-PANORAMA (niveau 2) / 7 au 30 novembre (mardi au dimanche) / 13 à 19h / Nocturne le vendredi jusqu’à 22h

Sun is the next tv (L’apocalypse de l’art vidéo) (2013) / Dominik BARBIER – France
Une création originale de Dominik Barbier d’après un texte historique, tragique et poétique de Marc Mercier : « Les enfants perdus et retrouvés de l’art vidéo ». Avec la complicité du compositeur Laurent Perrier. Avec des « morceaux choisis » qui ont résisté au temps et aux tragédies de notre siècle comme ces quatre Docteurs de la Loi que sont David Larcher, Gianni Toti, Robert Cahen, Roland Baladi tout droit descendu du pilier cathodique du 5e Mystère Joyeux selon Jean-Paul Fargier, « L’enfant perdu et retrouvé au temple », avec en mains sur papier bible de la Pléiade les (bonnes) œuvres complètes de Diderot, Breton, Sade, Rimbaud. Mais aussi des extraits sauvés de l’apocalypse de l’art vidéo de Bashar Alhroub (Palestine), Gérard Cairaschi (France), Macarena Cordiviola (Uruguay), Samar Elbarawi (Egypte), Eliza Fernback (Canada), Michael Goldberg (Japon), les Guido’Lu (Belgique), Lydie Jean-dit-Pannel, Draga Jovanovic (Canada), Aditi Kulkarni (Inde), Jean-Paul Labro (France), Alain Longuet (France), Valérie Malek (France), Michele Sambin (Italie), Claire Savoie (Québec), Faris Shomali (Palestine), Max Philippe Schmid (Suisse)…

Notes de Dominik Barbier :
« L’art video a été inventé par les enfants de la seconde guerre mondiale, il est aujourd’hui contemporain des révolutions méditerranéennes et de la tragédie grecque. De cette belle assertion de Marc Mercier est née un projet, celui de célébrer le cinquantenaire de l’art video.
L’art video, je l’ai aimé quand il était vivant : indépendant, international, révolutionnaire, splendide. Nous faisions la ronde autour du monde, du bar du festival de Sao Paulo, Sydney, Den Haag, Genève, Tokyo, Montreal, Acapulco, Montbéliard ou Manosque… On chantait tout l’été, on dansait, et les femmes étaient belles, les publics étaient fervents et le vin coulait, et les larmes, et il y avait parfois une video à voir. Nous étions l’utopie,  le potentiel humain de l’ humanité.

Et puis, Thatcher et Reagan et l’art contemporain sont arrivés avec leurs gros sabots.
Le monde a commencé à régresser.
L’inhumanité et l’indignité.
Au début, on n’a rien vu.
Aujourd’hui, on est mort.
Le cinquantenaire de l’art video à Marseille, c’est une plaisanterie, un rêve de poète marxiste mal rasé : limite malséant ! et ça pose une question fondamentale : pourquoi ressortir un cadavre du placard alors qu’ on peut exposer tant d’ animaux de toutes les couleurs toute l’ année devant la mairie ? MP2013 – dont le programme artistique ambitieux a illuminé Marseille et la Provence – ne s’y est pas trompé et a fait un choix courageux : oui à la Chambre de commerce, non à l’art mal poli.

Mais qui se soucie aujourd’hui de l’art video ?
Personne et c’est notre chance : celle de produire un art libre, somptueux, hors-norme.
« SUN IS THE NEXT TV, l’apocalypse de l’art video » est un hommage au lobby nucléaire international, qui persiste à nous irradier de son amour radioactif et mortel malgré notre rejet, et à tous ceux qui ont choisi de s’immoler par le feu : de Jan Palach à Mohamed Bouazizi, plus  de 100 personnes au Tibet mais aussi plus de 30 personnes en France, depuis 2011.
Création video de Dominik Barbier sur une création musicale de Laurent Perrier, cette installation est destinée à un public de cadavres empaillés et d’ observateurs impartiaux de l’ ONU.
L’art video est mort, vive l’art video ! »

Muralla china - Fernando Lancellotti (Argentina)

Muralla china – Fernando Lancellotti (Argentina)

TOUR-PANORAMA (niveau 3) / 7 au 30 novembre (mardi au dimanche) / 13 à 19h / Nocturne le vendredi jusqu’à 22h

Ma mère, David et moi (2012) – Taysir BATNIJI – Palestine
Une conversation téléphonique entre l’artiste résidant en France et sa mère vivant à Gaza. En partant de cet échange intime, l’artiste interroge la résonance que les termes déplacement, entre-deux et exil ont en lui.

Au-dessus de 47 (2012) – Nisrine BOUKHARI – Syrie
Dans un lieu où la température dépasse les 47 degrés, un personnage est symbolisé par trois images différentes. Au centre : les yeux d’un visage peint en noir fixent les spectateurs ; à gauche : des cheveux noirs féminins coupés jusqu’à ce que l’écran en soit entièrement rempli ; à droite : une surface blanche peinte au feutre noir. A un moment, on ne distingue plus que les yeux du regard fixes dans une obscurité totale. L’œuvre représente la problématique des extrémismes politiques et religieux : entre l’image de gauche et celle de droite, on trouve le symbole de la douleurs des peuples et des sociétés.

L’invitation au voyage (1973, 9′) – Robert CAHEN – France
« L’invitation au voyage » repose sur l’association d’images souvenirs et un poème de Jo Attié.
Sur le plan technique, cela se traduit par des prises de vues en film 16mm N/B, des photos en fondu enchaîné et des paysages solarisés, recolorisé avec le Truqueur Universel du Service de Recherche de l’ORTF . Une scène 16mm est filmée au ralenti avec une caméra 16mm grande vitesse fonctionnant à 200 images secondes. Effets vidéo : Pierre Bigay ; montage : Jean-Claude Guichoux ; bande sonore : Robert Cahen, Dominique Guiot.

The escape (2012) – Samar ELBARAWI – Égypte
Une femme tente de s’échapper d’un endroit étroit et clos. Une métaphore de la femme arabe prisonnière de son identité.

The escape - Samar Elbarawi (Egypte)

The escape – Samar Elbarawi (Egypte)

 

Technologia (2012) – Mounir FATMI – Maroc/France
Technologia est une œuvre dans l’œuvre. Elle fait le lien entre la calligraphie arabe ancienne en forme circulaire et les rotoreliefs de Marcel Duchamp, qui ont été parmi les premières manifestations de l’art optique produites dans la société moderne industrialisée.

Les Temps Modernes, une Histoire de la Machine (2012) – Mounir FATMI – Maroc/France
Le titre de l’œuvre est inspiré du film de Charlie Chaplin. Vitesse et mouvement jouent un rôle important dans cette œuvre. Comme les premiers astronomes arabes ont observé le mouvement des étoiles et des planètes, Mounir Fatmi observe la forme du monde d’aujourd’hui et le mouvement de la société contemporaine mondiale.

La cabine téléphonique (1967) – Fred FOREST – France
Document réalisé en temps réel, sans montage, de la fenêtre de son appartement, au troisième étage dans la banlieue parisienne. Dans cette œuvre pionnière, l’artiste met en scène la réalité sociologique de son environnement quotidien, et focalise l’attention sur l’unique cabine téléphonique du quartier. La cabine et ses usagers successifs sont mis en relation visuelle avec l’arbre qui la domine, comme une sorte d’antenne géante, symbolisant le monde de la communication.

Le mur d’Arles (1967) – Fred FOREST – France
Divertissement visuel qui joue sur la curiosité des passants dans une avenue fréquentée de cette ville du sud de la France. Des passants qui, en longeant son trottoir, sont attirés de manière irrésistible par un événement mystérieux, qui semble se dérouler derrière une palissade…

Le Fardeau (1990) – Jean-François GUITON – France
« Toile tendue par l’écran de son désir. Elle se creuse sous le poids du corps qui le libère pendant que silencieusement le mouvement qui l’immobilise claque dans nos têtes. … le spectacle est insoutenablement léger. Un drap est tendu à ses quatre coins. Il plie, ploie sous le poids d’un moniteur vidéo déposé en son milieu, tirant la toile jusqu’au ras du sol sans le toucher. Si l’on se penche, on distingue une image diffuse, légère flottante. “ Une fluide lourdeur” disait Blanchot de Proust.

Deep Kiss (2007) – Catherine IKAM/Louis FLERI– France
Un voyage hors du temps dans un monde de personnages virtuels aux expressions étrangement humaines. Deux visages numériques s’embrassent à pleine bouche avant de se fondre l’un dans l’autre.

Someone who is not like anyone (2007) – Haleh JAMALI – Iran
Une installation vidéo qui explore la profondeur de l’identité féminine fondée principalement sur l’apparence des femmes, et qui se focalise sur la manière dont leur identité peut devenir fluide en fonction des différents types de vêtements.

Someone who is like anyone - Haley Jamali (Iran)

Someone who is like anyone – Haley Jamali (Iran)

 

Muralla china (2008) – Fernando LANCELLOTTI – Argentine
Les mouvements répétitifs d’un hamster qui ne peut pas s’arrêter de courir dans sa roue, et qui malgré tout n’arrive jamais nulle part.

Pierres de ciel (2007) – Kacha LEGRAND – France
Dans la tradition archaïque on associe aux « pierres » et aux « éléments » un pouvoir spirituel. Il existe entre l’âme et la pierre un rapport étroit. La pierre véhicule à la fois un pouvoir magique et matérialise une force spirituelle. Elle est matière brute, passive et sa forme rappelle cependant l’être. Ici trois pierres se font réceptacles de la foudre, la pluie et la lumière. Les éléments qui interfèrent ont tous un lien symbolique avec l’énergie créatrice. Une alliance s’instaure entre les trois phénomènes par un regard porté sur la temporalité. Une étrangeté nait de la simultanéité des trois actions et de leur cohabitation pacifique. Ces trois énergies indissociables font exister l’ensemble dans l’harmonie.

Héritage (2013) – Pierre LOBSTEIN – France
Un hommage au « grand oncle » cinéma soviétique à travers son soleil (Paradjanov) et sa lune (Tarkovski) accompagnés de magiciens de la langue russe (Tsvetaeva, Akhmatova, Pasternak, Blok, Maïakovski, Mandelstam). Soit une célébration en ces cruels temps politiques de cette Russie universelle que nous aimons (dont les Pussy Riots) et en ces époques de bavassages verbaux et visuels électroniques de la poésie totale qui nous fait vivre.

Vacuum (2007) – Raeda SA’ADEH – Palestine
Une femme passe l’aspirateur sur une montagne désertique. Il y a dans la beauté des images le spectacle d’une stupidité surréaliste et dans l’ironie de la scène représentée, une théâtralité absurde du déplacement : la condition de femme exilée et le stéréotype de la ménagère.

Living in a box (2010) – Kentaro TAKI – Japon
Des parties de corps sont exposées dans des boîtes, comme des spécimens. Chaque partie de corps semble chercher quelque chose. Une évocation des situations de blocages physiques et psychologiques auxquels nous sommes confrontés dans la vie moderne.

Living in a box - Kentaro Taki (Japan)

Living in a box – Kentaro Taki (Japan)

Bild:Muell series (2006/2013) – Kentaro TAKI – Japon
« Bild:Muell » en allemand signifie « Image: Poubelle ». Ce vidéo-collage projeté sur différents cubes reproduit un paysage urbain inondé d’images/d’informations. L’artiste est inspiré par le dadaïste Kurt Schwitters.

The Lovers (2005) – Bill VIOLA – USA
Deux amants luttent pour rester debout et se soutiennent l’un à l’autre au milieu d’une violente déferlante qui les submerge.

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