| Résumé : | Une proposition d’Alphabetville, de la revue Incidences et des Instants Vidéo, avec la complicité de l’ECM et de l’Ecole Supérieure d’Art d’Aix.
Qu’en est-il du récit ? Formes de récits et nouvelles technologies…
Le constat de la post-modernité correspond à la fin des grands récits et des mythes, équivalent pour la société contemporaine à la fin des idéologies et des croyances. L’ère du doute et de l’instabilité rejaillit sur les formes du discours, et sur les structures formelles de la littérature et de la poésie.
Qu’en est-il des figures stylistiques et de la relation entre technique et esthétique dans les modes d’écriture liés aux NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ?) Y a -t-il encore du récit ? Et quels sont les fondements sociaux et politiques des formalismes qui en émergent ?
Colette Tron, Alphabetville
Les outils contemporains de communication permettent une capitalisation sans précédent d’informations, et facilitent leur accès public. Créer du sens ne s’entend plus qu’en termes de gestion de connaissances. La langue poétique peut-elle avoir fonction de virus informatique ? Peut-on encore penser comme Rimbaud et Mallarmé que la destruction du sens aura pour effet de renverser et le mode de production capitaliste et la morale bourgeoise ? La société disciplinaire, spectaculaire, gestionnaire, n’a-t-elle pas déjà réussi à détruire le sens en récupérant sous son aile toute forme de contestation, à commencer par Rimbaud et Mallarmé eux-mêmes ? La déstructuration des vieilles formes linéaires de récits, facilitée par les nouvelles technologies, n’est-elle pas l’ultime chant du cygne annonçant la fin imminente de la prolifération du vivant ? Notre corps n’est-il pas le seul virus capable de manier les armes poétiques en vue d’une destruction massive des idéologies gestionnaires ?
Débat
Intervention d’artistes et théoriciens
Philippe Castellin (poète, théoricien), Jerôme Game (poète), A.Strid (poète, vidéaste), Giney Ayme (artiste, directeur de revue), Marc Mercier (critique, directeur de festival).
Modératrice : Colette Tron
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