| Résumé : | Mangeur de formes et affamé de nature, le Kannibal se nourrit de poésie, d’images et de sons. Sa marmite dégage un parfum radical. Armé d’une main des outils d’aujourd’hui (informatique, numérique…), de l’autre d’un os tribal vieux de 100 000 ans, le Kannibal s’avance pour lancer ses mots dans l’espace à la rencontre des rythmes croisés des images vidéo et des sons électroniques. Le poème se fait et se défait dans l’instant de la performance, avec sa part de transe et d’inconnu, et ses appels au Rêve prolongent et nourrissent en retour les images projetées et les matières vibratoires de l’installation des dream-machines*.
Intitulée «Hypnos», la performance proposée développe différentes formes musicales, Electro-Free-Jazz, Tribal-Techno, Ambiant-Expérimental... Les mots, les sons, à l’intérieur du champ d’improvisation poétique, changent le rapport à l’image. «Hypnos» se nourrit de ces narrations successives, comme un rêve contenu à l’intérieur d’un autre rêve. Casser la vitre du réel... L’espace Kannibal veut être un espace en soi, englobant, avec ses trouées de son et de lumière, l’esquisse d’une grotte virtuelle destinée à une expérimentation résolument tribale.
* Machines à rêver, inventées par Brion Gysin. |