| Résumé : | Archi sickness présente une vision fragmentée du corps en rapport avec l’architecture des grandes métropoles.
Depuis 2009, Mounir Fatmi extrait des scènes des séries policières américaines. Ces plans, d’à peine quelques secondes d’une violence inouïe, montrent des parties du corps mort et l’architecture de la ville.
La juxtaposition de gros plans du corps sur la table d’autopsie avec les plans larges aériens des villes met en évidence une violence visuelle qui dépasse l’idée du crime et nous éloigne de la narration.
Les organes sont manipulés comme des objets, sans respect pour la personne décédée. Les parties les plus intimes, les plus profondes du cadavre sont exhibées comme des trophées. Le plus important ici, c’est la preuve scientifique, en l'absence de toute humanité. L’architecture de la ville devient ainsi témoin et complice de ce crime. |