| Résumé : | La scénographie électronique de Dominik Barbier donnera sa dimension scénique à la lecture (voix, corps et papier) de l’Accouchée par son auteur. Voix, corps et papier — parce que le corps (et non la tête seulement) parle. Voix, corps et papier — “parce qu’il faut qu’en quelque point du monde la folie de certains hommes au sein du monde raisonnable et par surprise, se manifeste, il faut de temps en temps à autre divaguer aux yeux des autres quand ce ne serait que pour entretenir en soi la divagation même, la légereté, pour se jouer de la prudence. N’est-ce pas ainsi que nous aimons la mer? Mais pour révéler sans le déformer à ses propres yeux même sans le rendre ridicule le fou qui est en soi, il faut beaucoup de logique, de lucidité, et ce n’est pas son moindre piège. Et cependant, il faut que le fou improvise, les livres ne sont pas suffisants, il faut qu’il parle, il faut qu’il essaie sur d’autres son cri — en direct — il faut qu’il se risque à l’indécence suprême : celle du dialogue, quand ce ne serait une fois encore que pour s’assurer de sa fragilité et peut-être simultanément — qui sait? — de sa force?*”
Florence Pazzottu vient de publier Petite, (Un temps illimité) chez l’Amourier. L’Accouchée paraît cet automne aux éditions Comp’Act avec une postface d’ Alain Badiou.
* Agnès Rouzier, Le fait même d’écrire, éd. Seghers.
Fiche technique :
- 1 Videoprojecteur
- 1 magnétoscope
- Tapis de danse blancs
- Micro HF
- Pupitre pour la lecture (comme pour la musique)
- Eclairage à règler précisément |